L’entrepreneuriat : un contre-pouvoir face à des situations difficiles

L’entrepreneuriat : un contre-pouvoir face à des situations difficiles

Grégory Escure est le créateur ​de Basilic une agence de brand content, et le co-fondateur des festivals de musique MORE à Venise, Arles et Marrakech. Son dernier projet, Cookoon, est une start-up qui permet d’organiser des réceptions avec chef et service sur-mesure, comme des dîners d’exception, repas d’affaires, petits cocktails ou encore mini-séminaires, chez des particuliers disposant de très belles propriétés. Il sera membre du jury du Hackathon Led By Her, les 17 et 18 avril prochains.

Entrepreneur depuis le plus jeune âge
La première expérience entrepreneuriale de Grégory Escure remonte à l’année de son baccalauréat, et déjà enfant il avait cette envie d’entreprendre. Pendant sa formation en droit puis en école de commerce, il fonde Basilic, à l’époque Basic Films, sa première entreprise. Selon Grégory, l’entrepreneuriat s’apparente à une aventure « romanesque ». Il y a de nombreuses façons de la vivre, de la faire, et malgré les échecs et les difficultés que l’on rencontre sur ce chemin, cela reste une expérience humaine très forte, où l’on développe maîtrise de soi et gestion des facteurs exogènes et endogènes. Actuellement, Grégory dirige deux structures – Basilic et Cookoon -, un avantage à ses yeux car « c’est un moyen d’avoir systématiquement une liane à laquelle se raccrocher quand quelque chose ne va pas ». Il est ainsi tel un chef de projet, qui en plus de gérer différents projets, les crée et les façonne à sa manière pour permettre la meilleure organisation et efficacité possible.

De l’organisation et de la résilience
La clé pour diriger plusieurs projets, c’est l’organisation et la résilience affirme Grégory. Même si l’organisation ne fait pas tout, elle est centrale pour bien structurer ses objectifs. Quant à la résilience, elle est nécessaire car l’entrepreneuriat est fait « de hauts et de bas, d’espoirs et de déceptions, d’anticipation de résultats et d’anticipation de défaites ». Aux entrepreneurs et entrepreneuses, il conseille de se méfier de « la photographie à l’instant t », il faut rester focaliser sur l’objectif, même lorsque les choses sont compliquées – il peut encore y avoir des choses à faire, ou de bonnes surprises -, ou au contraire lorsque tout semble profiler un succès, car on ne sait jamais de quoi l’avenir est fait. En tant que Jury du Hackathon de Led By Her, il souhaite justement faire de ce moment-là non pas un couperet, mais un moyen d’évaluation, mettant ainsi au profit des porteuses de projet ses vingt années d’expériences entrepreneuriales.

L’entrepreneuriat comme levier pour se sortir de moments compliqués
Ce qui a motivé Grégory à accepter ce rôle de Jury, c’est qu’il est convaincu que la création d’entreprise peut être une « aventure formidable pour se hisser hors d’une situation compliquée ». « C’est une dynamique qui est tellement positive, qui nécessite un tel investissement, mais aussi un tel échange avec les gens qui t’entourent, que ça peut être un fort contre-pouvoir face à une situation néfaste très dure ». Lui qui considère de nombreuses femmes inspirantes, en commençant par son épouse et sa mère, il trouve la discrimination des femmes au travail illogique et incompréhensible puisque « la capacité d’entreprendre n’est ni féminine, ni masculine ». S’il existe une segmentation, c’est celle entre les personnes qui peuvent entreprendre et celles qui ne sont pas faites pour ça. Et les porteuses de projet de Led By Her font partie de la première catégorie, car lorsque l’on a vécu et dépassé des moments durs dans sa vie « cela crée un tempérament assez tranché pour devenir entrepreneur, pour être capable de résister au découragement ». Grégory est donc certain que les porteuses de projet peuvent devenir de « sacrées entrepreneuses », qu’il rencontrera bientôt lors du Hackathon 2019.

Propos recueillis par Ana-Clara Valla

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