L’IESEG School of Management, notre partenaire académique.

Interview avec Coline Briquet, Adjointe à la Directrice Académique de l’IÉSEG.

Vous avez repris le flambeau de Janice Byrne au poste de Coordinatrice. Parlez-nous du programme de l’IÉSEG pour Led By Her.

L’Association Led by her et l’IÉSEG ont lancé ce programme d’entrepreneuriat féminin il y a 5 ans. Chiara Condi, Fondatrice de l’association, et Janice Byrne, Professeure en Management à l’IÉSEG ont construit ensemble la maquette pédagogique du programme.
L’objectif est de donner aux participantes les outils et les,h clés pour mener à bien les premières étapes de leur projet entrepreneurial. La formation dure 8 mois à raison d’une journée par semaine. Elle se présente comme un tremplin pour oser se lancer, explorer ses idées sous tous les angles et les mettre à l’épreuve, définir son business plan et ses objectifs, acquérir et renforcer les compétences et qualités essentielles d’un-e entrepreneur-e, etc. In fine, il s’agit de construire les bases solides de leur future entreprise.

Quels sont les bases de votre enseignement ?

Nous accordons beaucoup d’importance au côté pluridisciplinaire de la formation. Les professeurs de l’IÉSEG qui participent au programme viennent de différents domaines d’enseignement et de recherche. Par exemple, les Professeurs Benjamin Bœuf et Catherine Janssen abordent les bases du marketing et du comportement du consommateur. La Professeure Aziza Laguecir leur enseigne les fondamentaux de finance et comptabilité tandis que le Professeur Ghassan Yacoub explore avec elles la stratégie d’entreprise. L’Association led by her fait aussi appel à de nombreux intervenants professionnels qui proposent des thématiques très variées (networking, communication, pitching, etc.).

Le but n’est bien sûr pas d’assommer les participantes avec de la théorie, des concepts abstraits ou des cas d’études trop éloignés de leur quotidien, donc les professeurs orientent véritablement les exercices et cas pratiques vers les secteurs qui intéressent les participantes et en mettant leurs projets individuels au cœur des échanges.

Comment a évolué la formation au fil des années ?

Chaque année, Janice Byrne, Chiara Condi ainsi que Félicité Boivent, ou encore les professeurs et mentors participant au programme ont contribué à améliorer la formation pour mieux prendre en compte les besoins et les attentes des participantes. Pour nous, il est essentiel d’interroger les porteuses de projet très régulièrement sur leurs impressions et niveau de satisfaction quant au contenu des cours et l’accompagnement pédagogique. Nous avons ainsi pu nous rendre compte que même si les modules en entrepreneuriat et business sont importants, il ne faut pas négliger non plus l’accompagnement en termes de développement personnel (ateliers sur la confiance et l’affirmation de soi, savoir s’exprimer en public et convaincre, développer sa créativité, etc.). Cela fait complètement écho aux valeurs et fondamentaux de l’enseignement de l’IÉSEG.

Qu’est-ce qui fait que l’IÉSEG continue de s’engager aux côtés de LBH ?

L’IÉSEG continue son engagement car les retours des participantes et des professeurs sont très positifs. Lors de la cérémonie de remise de certificats en fin d’année, nous recevons des témoignages magnifiques de la part des porteuses de projet, qui expliquent en quoi la formation leur a permis de se reconstruire, de prendre davantage confiance en elles, et d’étendre le champ des possibles. Elles sont fières du chemin accompli et aussi d’avoir construit des liens aussi forts au sein du groupe. Je pense que la dynamique de groupe fait véritablement la richesse du programme. Certaines parlent même de « seconde famille » car elles y ont trouvé beaucoup de bienveillance et d’entraide.

Les professeurs de l’IÉSEG aussi sont heureux de participer au programme et de partager leurs expertises. Certains d’entre eux, je pense notamment aux professeurs de marketing Catherine Demangeot et Bart Claus, ou encore Professeur Jacques Angot en entrepreneuriat-innovation et Directeur de l’Incubateur de l’IÉSEG, sont impliqués depuis le tout début, et ont plaisir à découvrir chaque année les nouveaux projets d’entreprise des élèves.

De manière générale, le programme led by her s’inscrit dans les engagements RSE de l’IÉSEG sur les questions de diversité et d’égalité.

Quelle évolution pour demain ?

En septembre dernier, douze porteuses de projet ont intégré cette dernière promotion. Quelques semaines à peine après le début du programme, elles se connaissaient déjà bien et ont fait preuve de beaucoup de bienveillance entre elles. Elles étaient toutes dans le même bateau et savaient que c’est la force du groupe qui les aurait menées à bon port. Nous avons suivi avec beaucoup de curieusité le développement de leurs projets respectifs.

Le curriculum de la formation continue d’être enrichi. A titre d’exemple, cette année, nous avons intégré dans le cadre du développement personnel, un cours de Mindfulness / méditation de pleine conscience, proposé par la Professeure Julie Bayle Cordier. Parmi les projets à venir, nous réfléchissons aussi à la façon dont nous pourrions impliquer davantage les étudiants du Programme Grande Ecole de l’IÉSEG.

Propos recueilli par Manuela Oliveira

L’accompagnement au cœur de l’entrepreneuriat

Durant la deuxième journée du Hackathon Led By Her, les porteuses de projet ont eu l’opportunité de préparer leur passage devant le jury avec des Coachs Pitchs. Sophie Courtin-Bernardo, co-fondatrice de L-Start, une structure qui accompagne les femmes entrepreneuses, et Stéphanie Trang en charge du pôle « AI for Health » au sein de Startup Inside faisaient partie des six Coachs Pitchs présent‧e‧s.

Palier à la solitude de l’entrepreneuriat
Sophie Courtin-Bernardo a travaillé pendant plus de dix ans dans l’accompagnement d’entreprises du milieu pharmaceutique dans différents endroits du monde. En 2011, elle rejoint un groupe de quatorze entrepreneurs et entrepreneuses pour créer un laboratoire pharmaceutique, puis elle se lance « en solo » deux ans plus tard pour monter un cabinet de conseil à Dubaï. Au cours de cette dernière aventure, elle est confrontée à l’isolement géographique et psychologique de l’entrepreneuriat. Elle rejoint alors un groupe Mastermind de 8 entrepreneuses et redécouvre la force de la communauté. C’est ainsi que germe l’idée de créer une plateforme pour accompagner les femmes entrepreneuses, qu’elle met en place en 2016 avec son associée. Depuis, L-start a accompagné plus de 400 femmes. Cet écosystème à 360° propose une plateforme en ligne d’outils validés et de formations pratiques ainsi qu’un accompagnement par des mentors et des expertes, pour monter en compétences et être à même de prendre les bonnes décisions pour son entreprise.

De nouvelles méthodologies de travail
Stéphanie Trang a eu de nombreuses expériences en tant que consultante dans de grandes entreprises et pour des startups, et a également fait l’expérience de l’entrepreneuriat en co-fondant des associations. Aujourd’hui, Stéphanie travaille au sein de Startup Inside, une entreprise qui accompagne aussi bien les grands groupes que les individus pour apprendre à travailler autrement en se formant aux méthodologies agiles. Startup Inside organise également de nombreux programmes tournés vers l’intelligence artificielle. Stéphanie est plus particulièrement en charge du pôle santé et traite des effets de l’intelligence artificielle sur la recherche, les diagnostiques, ou encore l’imagerie médicale. Elle est également experte depuis quelques années au sein de l’École du Pitch de Startup Inside et apprend à des groupes de personnes qui ne se connaissent pas à réaliser un pitch en quelques minutes.

Le coaching pour les pitchs
Dans le domaine du pitch, une partie de la méthodologie de Startup Inside s’appuie sur les neurosciences et les sciences cognitives. Stéphanie fait ainsi des coachings sur-mesure, qui s’adaptent au mieux à la personnalité de la personne coachée. Dans le cadre du Hackathon, elle donne aux porteuses de projet la possibilité d’avoir, en un temps court, un retour sur la manière dont elles s’expriment, les mots qu’elles utilisent, leur force de persuasion et leur assertivité. Pour Sophie, la participation au Hackathon s’inscrit en continuité avec l’engagement de L-start pour soutenir Led By Her. En effet, depuis deux ans et demi, L-start propose aux porteuses de projet de rejoindre leurs ateliers deux fois par mois. Avec huit années d’entrepreneuriat à son actif, Sophie est venue au Hackathon partager ce qu’elle a appris, mais aussi pour participer à cette dynamique d’intelligence collective qui lui tient particulièrement à cœur. Dans leur engagement pour accompagner les entrepreneurs‧euses, Sophie comme Stéphanie se retrouvent dans cette conception du coaching ayant une dimension liée au développement personnel, centré sur l’humain.
Par Ana-Clara Valla

Liberté et indépendance au cœur de l’entrepreneuriat

Karine Maneval était présente lors du Hackathon Led By Her en tant qu’experte communication. Forte d’une dizaine d’années d’expérience en tant que Directrice Communication au sein de grands groupes, elle a fondé sa propre agence en 2009. Elle est également coach pour accompagner les dirigeant‧e‧s, les manageurs et manageuses, et les organisations dans leur démarche de changement.

L’aventure entrepreneuriale : un saut dans l’inconnu
Karine Maneval multiplie les différentes casquettes : « Je m’ennuie vite » nous confie-t-elle en riant. Son travail de directrice de communication lui a beaucoup apporté, notamment en termes de compétences et d’expériences à l’international. Et quand elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat, elle a laissé derrière elle ce monde très structuré pour faire un grand saut dans l’inconnu. Selon elle, l’entrepreneuriat est une vraie aventure qui amène à se remettre en question et à sa challenger en permanence, et surtout c’est une expérience qui allie liberté et indépendance, des valeurs qui lui sont chères. Liberté, parce que chacun‧e choisit et crée un projet qui lui tient à cœur et investit le domaine qu’il ou elle souhaite. Indépendance, car une expérience entrepreneuriale qui se développe et fonctionne bien amène à une indépendance financière. « Entreprendre en tant que femme, c’est presque un acte militant, c’est une manière de dire que l’on peut réussir, que c’est possible » affirme-t-elle.

De l’importance de la sororité
Après avoir évoluée dans un monde d’hommes, comme celui de la finance, où il faut parfois travailler bien plus qu’un homme pour être aussi crédible que lui, Karine a souhaité créer un espace de solidarité entre femmes. Sa société, Agence B, a beaucoup évolué ces dix dernières années et fonctionne aujourd’hui sur la base d’un réseau de femmes indépendantes et entrepreneuses. « Travailler avec des femmes entrepreneuses, c’est très important pour moi, car il y a une forme d’entraide, de sororité » nous dit-elle. Ainsi, en découvrant le projet de Led By Her d’accompagner dans un projet entrepreneurial des femmes qui sont dans des parcours de reconstruction, Karine a eu un coup de cœur. « Ma rencontre avec l’association s’est faite par hasard, une amie coach qui devait animer un atelier a eu un empêchement, et elle m’a proposé de la remplacer. » Karine a ainsi animé des ateliers d’idéation, puis s’est portée volontaire pour participer au Hackathon, ravie de retrouver les porteuses de projet.

Savoir dire pourquoi on entreprend
Durant le Hackathon, toutes les porteuses de projet n’en sont pas nécessairement à l’étape de la communication. Cependant, grâce à leur rencontre avec Karine elles sont amenées à prendre de la hauteur et à réfléchir au concept de leur projet. En termes de communication, Karine souligne l’importance de toucher la part émotionnelle des personnes auxquelles on s’adresse. « Beaucoup d’entreprises savent parfaitement décrire ce qu’elles font, expliquer comment elles le font, mais très peu savent dire pourquoi elles le font », dit-elle en citant Simon Sinek. Il est donc nécessaire de donner du sens à son projet. Karine souhaite aux porteuses de projet d’avoir une expérience entrepreneuriale enrichissante, que le projet aboutisse du premier coup ou non. En effet, elle rappelle à juste titre que c’est parce que l’on connaît des difficultés et des échecs que l’on réussit par la suite. C’est donc le parcours qu’il faut valoriser, la possibilité de s’épanouir et de se développer grâce à cette aventure, quelle qu’en soit l’issue.

Par Ana-Clara Valla

Une fois qu’on adhère à Led By Her, on n’a plus peur

Les témoignages du Melting Post

Le mardi 21 mai dernier, une soirée « afterwork » était organisée pour permettre aux participant‧e‧s du Hackathon de se retrouver, pour présenter les différentes opportunités de s’engager au sein de Led By Her, et prolonger ainsi la célébration des cinq ans de l’association. Retour sur cette soirée tout en effHERvescence.

Le Hackathon, un espace de rencontre et de partage
Durant cette soirée « Melting Post », mentors, participant du Hackathon, porteuses de projet de cette promotion ou de celles antérieures, ainsi que Chiara Condi, la fondatrice, se sont succédé‧e‧s pour partager leur expérience au sein de Led By Her. Le premier témoignage a été celui de Mona, porteuse de projet, et Amaury, coach agile chez Renault Digital qui a intégré l’équipe de Mona durant le Hackathon. Pour Mona, le Hackathon a été une véritable aventure qui lui a permis de prendre du recul sur son projet. Avec Amaury, elle a notamment découvert l’agilité, à travers des exercices comme « Remember the future » où elle a été amenée à se demander ce qu’elle souhaitait faire dans un an, et comment y arriver. « Cela m’a redonné confiance en moi » confie-t-elle. Amaury, quant à lui, insiste sur la dimension humaine et d’entraide du Hackathon Led By Her, et explique qu’il a aussi beaucoup reçu durant cet événement : « Finalement, Mona m’a aussi aidé car, en deux jours, elle m’a transmis sa passion, sa motivation, et maintenant c’est moi qui ai envie de changer le monde ! ».

La relation mentor-mentorée‧s : « entre nous, on parle vrai »
Fanta est mentor au sein de Led By Her depuis deux ans, et cette année elle a accompagné pas une, mais deux porteuses de projet. En effet, Luana et Sabine ont toutes les deux intégrées le programme de Led By Her en septembre dernier, et au bout de quelques mois, elles ont décidé de travailler ensemble jusqu’au Hackathon. Depuis, suite au succès du Hackathon, elles veulent se lancer toutes les deux pour concrétiser leur projet. Quand Fanta parle de ce binôme, elle ne cache pas son enthousiasme. « Je suis ravie ! Entre nous, on parle vrai, il y a une forme de sincérité qui rend lucide leur projet en développement » dit-elle. Lors de leur première rencontre, Luana et Fanta n’avaient pas parler du projet mais des valeurs. Depuis, cette relation fondée sur la sincérité a porté ses fruits. D’ailleurs, Fanta a été si séduite par l’attitude des deux porteuses de projet lors du Hackathon, qu’elle leur a promis de les accompagner jusqu’à l’obtention de leur premier‧ière client‧e.

La générosité au cœur
C’est une autre parricipante qui prend ensuite la parole pour témoigner de son expérience au sein de Led By Her. Elle raconte les débuts et comment les rendez-vous du mardi, pour suivre les cours dispensés par le programme, sont devenus des moments à elle et pour elle. Malgré les passages difficiles, les hésitations, elle est convaincue d’avoir fait le bon choix : « Je ne veux plus te lâcher » dit-elle à Chiara en riant. Très touchée, Chiara s’exprime à son tour pour rappeler que le premier mot qui vient à l’esprit lorsque l’on parle de Led By Her, c’est la générosité. Mais c’est aussi l’idée de famille : « On rentre chez Led By Her mais on n’en sort pas » plaisante Chiara. Et Valentine, une ancienne porteuse de projet, complète : « Led By Her est une grande famille. Une fois qu’on adhère à Led By Her, on n’a plus peur ». Federica, représentant l’entreprise Monte Paschi qui nous a accueilli ce soir-là, a aussi partagé sa joie d’être ici : « il y a une magie qui circule ». Et c’est cette multiplicité de témoignages, d’individualités qui fait aussi la force de Led By Her.

Par Ana-Clara Valla

Entreprendre pour créer la vie que l’on souhaite

De gauche à droite : Anne-Laure, Hawa participante et Jury, et Naziha porteuse de projet

Durant la première journée du Hackathon, six expert‧e‧s sont venu‧e‧s accompagner les porteuses de projet et répondre à leurs questions. Nous avons rencontré Anne-Laure Juliot, experte finance, qui a fondé son entreprise Bloomroad pour aider les dirigeant‧e‧s à optimiser leur business et être plus rentables, et Mélanie Blandin, experte commercial/ventes, qui propose avec son entreprise B.Between un accompagnement pour les Startup et les PME dans leur développement commercial.

Donner de son temps pour des causes qui nous tiennent à cœur
En créant sa propre entreprise, Mélanie voulait aménager son agenda pour pouvoir consacrer du temps aux causes qui lui sont importantes. Elle est ainsi mentor pour I-Engage, un incubateur accompagnant des projets dans le secteur de l’Économie Sociale et Solidaire à l’Université de Nanterre. Et lorsqu’Anne-Laure, avec qui elle travaille régulièrement, lui a parlé du Hackathon Led By Her, elle a été ravie de pouvoir proposer son expertise dans l’accompagnement des entrepreneurs et entrepreneuses dans leur développement commercial. Anne-Laure, pour sa part, a été mentor au sein de Led By Her, participante du dernier Hackathon, et s’occupe cette année de la communauté des mentors. Elle est engagée au sein de l’association depuis plusieurs années car elle est convaincue que l’entrepreneuriat peut permettre de « créer la vie que l’on souhaite » et ce, d’autant plus lorsque l’on a connu des épreuves difficiles.

Une aventure de développement personnel 
Anne-Laure s’est donc pleinement retrouvée dans les valeurs de Led By Her. Dans son expérience, le monde de l’entrepreneuriat est bien différent de celui du salariat. « Il faut être très autonome, structuré‧e, et ce n’est pas forcément le choix de la facilité, car cela vient avec beaucoup de contraintes. Mais personnellement, c’est un choix que je ne regrette pas. » Contrairement au monde du salariat qui lui semble contraint – « on est enfermé‧e‧s dans un rôle » – l’entrepreneuriat symbolise plus de liberté : choisir à quel point on veut s’investir dans son entreprise, fixer ses limites et retrouver, un peu, la maîtrise de son temps. Pour Mélanie, la création de son entreprise a été dans la continuité de son parcours professionnel puisque « pour être directrice commerciale il faut déjà être entrepreneuse dans l’âme ». L’entrepreneuriat n’a donc pas été un changement radical en termes de fonction, et selon elle chacun‧e peut vivre des expériences fortes et enrichissantes aussi bien dans le salariat que dans le cadre entrepreneurial.

L’importance de l’entraide au sein du milieu entrepreneurial


Aux yeux de Mélanie et d’Anne-Laure, l’entrepreneuriat permet d’accéder à une grande liberté, cela permet de tester ses limites mais aussi de prouver ce que l’on est capables de faire. Cependant, ce parcours vient aussi avec une difficulté majeure : la solitude. Pour y faire face, Mélanie souligne l’importance de l’accompagnement, de l’échange et de l’entraide. C’est ce que Led By Her propose aux porteuses de projet, mais c’est également le rôle d’autres associations, d’incubateurs, ou de pépinières. « Il faut en profiter au maximum » encourage-t-elle, car un regard extérieur est toujours intéressant lorsque l’on est en train de lancer son projet. Ces deux entrepreneuses ont donc beaucoup à apporter aux porteuses de projet, et sont ravies de rencontrer ces femmes inspirantes et d’échanger avec. Et c’est pour contribuer à cette solidarité entre entrepreneuses que Mélanie et Anne-Laure ont accepté leur rôle d’experte pour le Hackathon Led By Her.

Par Ana-Clara Valla

Les mots au cœur de l’accompagnement

Dominique Barreau a été directrice marketing et innovation dans de grands groupes pendant plus de vingt-cinq ans. Depuis, elle est devenue auteure, storyteller, et coach en épanouissement personnel et professionnel. Cette ambassadrice du leadership au féminin s’est engagée au sein de Led By Her en 2016, et de cette rencontre est né le livre Du cœur à l’ouvrage qui donne la parole aux femmes de Led By Her.

Storytelling : l’art de faire émerger de belles histoires
Dominique Barreau a vécu beaucoup de vies, comme la plupart des femmes et des hommes de notre époque, nous dit-elle. Aujourd’hui, elle propose ses services de conseil, coaching et storytelling aux entreprises comme aux particuliers. Pour les entreprises, Dominique aide à mettre en valeur leurs offres, un événement ou encore une équipe. Pour les particuliers, elle propose le plus souvent un accompagnement durant une période de transition, et sa formation de coach et de praticienne lui permettent d’aider la personne à faire un point, à mieux comprendre son profil. Les mots sont au cœur de son travail, et elle est convaincue que savoir mettre les mots, trouver les mots justes, permet à toutes et tous de mieux avancer dans sa vie et dans son projet. Elle s’appuie ainsi sur ses expériences et ses nombreuses formations en développement personnel pour aider tout un chacun à « retrouver les mots pour soi ».

La rencontre avec Led By Her
C’est dans le cadre d’une soirée organisée par Pink’Innov, une association qui rassemble les femmes autour de l’innovation dont Dominique fait partie, qu’elle a découvert Chiara Condi et l’association Led By Her. Dominique a tout de suite été séduite par le projet de Led By Her, et s’est inscrite pour devenir mentor pour la promotion 2016-2017. Très rapidement, elle a eu l’idée d’écrire un livre sur l’association.

Elle a ainsi interviewé les binômes mentor-mentorée, les différentes personnes du bureau, et celles en charge du développement personnel. En un an, le livre était écrit. Structuré autour des mots de celles et ceux qui font vivre Led By Her, c’est un ouvrage pour donner envie à d’autres femmes d’oser franchir la porte de l’association, pour devenir porteuse de projet ou pour être bénévole. Le sous-titre de l’ouvrage, Comment les femmes redeviennent entrepreneures de leur vie, rappelle les valeurs de l’association : toutes les porteuses de projet ne créeront pas nécessairement une entreprise, mais le but est qu’elles redeviennent actrices de leur vie, qu’elles aient la possibilité de rebondir après des moments difficiles.

Une expérience riche en émotions et en rencontres
Dominique s’est ainsi investie pour saisir par les mots l’énergie de l’association. Durant cette aventure, elle a également beaucoup reçu de la part de toutes les personnes qu’elle a rencontré. « Ça m’a redonné confiance en l’être humain » dit-elle, et c’est pour ça qu’elle a voulu mettre en valeur ces réussites, ces femmes extraordinaires, non pas parce qu’elles sont parfaites, mais parce qu’elles deviennent parfaitement alignées avec qui elles sont. Son travail sur ce livre lui a également permis de croiser le chemin de la maison d’édition Eyrolles, qui lui a proposé de publier un autre de ses projets, le livre 7 énergies pour dépasser ses peurs, paru en 2018. Depuis, grâce au travail et à la détermination de Dominique, et à la collaboration avec Publishroom, Du cœur à l’ouvrage peut aujourd’hui être commandé sur toutes les plateformes classiques, et on ne peut que vous encourager à vous le procurer !

Par Ana-Clara Valla 

If there is good will, there is a great way!

If there is good will, there is a great way!

Le 17 et 18 avril dernier a eu lieu le Hackathon Led by HER. Nous souhaitons remercier toutes.s celles-ceux qu’ont tout donné pour impulser de la pure #eneffHERvescence dans notre #HackLBH2019, dont Oli (Olirantosoa Balza-Rakotomalala), bénévole de Led by HER et fantastique team leader de cet #HackLBH2019 qui revient sur ces moments riches en emotions.

« Déjà quelques semaines que le Hackathon de Led By HER a eu lieu dans une ambiance et une énergie tellement magiques que j’atterris à peine du nuage. » raconte Oli. « Je suis très heureuse et fière d’avoir contribué à créer tant de rencontres et tant de possibles. Il y a eu de nombreux moments forts qui ont rythmés ces deux jours créés pour accélérer les projets des porteuses de projet mais je n’oublierai certainement pas :
– L’engagement et la bienveillance de notre marraine Florence Servan-Schreiber qui a su donner à chacune un superpouvoir ;
– Le précieux conseil de Philippe Korda qui a conclu son talk en nous incitant à « prendre la porte et aller changer le monde » ;
– Le témoignage touchant de Bolewa Sabourin qui nous a fait lever et danser tous en tempo
Tous les pitchs des porteuses de projet si belles si fortes et si exemplaires
Merci infini aux bénévoles qui ont donné du cœur à cet ouvrage! Il y en a tant… mais merci spécial à Christophe Korda, Manon Daher, Kiminta Vernier, Romane Billaud Delvert.
Merci aussi à nos partenaires Vinci (Camille Desforges), Allianz (Olivier Renard), Renault Digital (Corina Cimpeanu et Mehdi Balza), et DXC et tous les experts et notre jury !
Merci à notre photographe, Laurent Qy, qui a su capturer les plus beaux instants !
A tous maintenant de porter ailleurs ce qui a été reçu!

Et pour conclure, « Where there is a good will, there is a great way » : Merci à Claire Mays !

Renault Digital : s’engager pour donner du sens à nos actions

Renault Digital : s’engager pour donner du sens à nos actions

Durant le Hackathon Led By Her, dans chacune des dix équipes constituées autour des porteuses de projet se trouvait un Coach Agile ou un Scrum Master de Renault Digital. C’est la première fois que des facilitateurs et facilitatrices prennent part au Hackathon, et ils et elles ont pu épauler les porteuses de projet durant ces deux journées intenses.

La rencontre entre Renault Digital et Led By Her
Si des collaborateurs et collaboratrices de Renault Digital se sont investi‧e‧s pleinement dans cette nouvelle édition du Hackathon, c’est notamment grâce à l’engagement de Mehdi Balza. Mehdi est Coach Agile chez Renault Digital et a découvert Led By Her grâce à sa femme qui s’est engagée dans l’organisation du Hackathon. Face au constat que des facilitateurs et des facilitatrices permettraient de rendre le Hackathon encore plus efficace en termes de « boost » pour les porteuses de projet, Mehdi a soumis l’idée au sein de son entreprise et l’enthousiasme a été immédiat. Corina Cimpeanu, responsable Marque Employeur et Relations Écoles de Renault Digital, a été si séduite par le projet de Led By Her qu’elle envisage de devenir mentor l’année prochaine. « Je ne connaissais pas du tout Led By Her avant que Mehdi m’en parle, et je me demande comment j’ai pu passer à côté ! J’adore cette énergie, et j’ai vraiment envie d’en faire partie » nous dit-elle.

Donner du sens à ce que l’on fait
La politique sociale d’entreprise de Renault Digital s’articule autour de l’inclusion, la diversité, l’éducation et le social business. Bien que cette entreprise soit relativement récente, elle a été créée en 2017, ses engagements sont bien concrets. Parmi les actions menées, des interventions dans les collèges sont faites par des femmes data scientists ou des développeuses pour sensibiliser les jeunes au fait que ces métiers sont accessibles à tous et à toutes. L’entreprise porte également un projet d’université inclusive qui débute cette année, et grâce auquel quinze demandeurs‧euses d’emploi vont bénéficier d’une formation de six mois puis d’un contrat de professionnalisation de dix-huit mois. Si cet engagement est si important, c’est que les employé‧e‧s de Renault Digital ont à cœur de donner du sens à ce qu’ils et elles font, affirme Corina. Et le fait que Coachs Agiles et Scrum Masters aient accueilli le projet du Hackathon avec enthousiasme et soient présent‧e‧s durant ces deux jours le démontre.

Le rôle des Scrum Masters et des Coachs Agiles
Coach Agile et Scrum Master sont des fonctions qui se développent de plus en plus en France et se structurent autour des « pratiques agiles ». Ces pratiques consistent à mettre l’utilisateur, l’humain, au cœur du projet, nous explique Mehdi. C’est la relation entre utilisateurs‧trices et développeurs‧euses qui est réinventée. « Avec les méthodes agiles, on s’adapte en fonction des besoins des utilisateurs‧trices et on travaille avec elles et eux, grâce à des cycles itératifs courts et incrémentaux. ». Durant ce Hackathon, Coachs Agiles et Scrum Masters permettent d’optimiser l’intelligence collective, et d’aider les porteuses de projet dans leur rôle de gestion d’équipe. L’utilisation de ces pratiques fait sens dans le cadre du Hackathon puisque le travail de Coach Agile au quotidien est de valoriser les compétences d’une équipe ou d’une personne . La présence des Coachs Agiles et Scrum Masters au sein du Hackathon a ainsi été une réussite, et porteuses de projet, participant‧e‧s ainsi que les Coachs eux-mêmes sont sorti‧e‧s grandi‧e‧s de cette aventure.

Par Ana-Clara Valla 

Coachs Agiles et Scrum Masters pour booster l’intelligence collective 

Coachs Agiles et Scrum Masters pour booster l’intelligence collective 

Clémentine Vendrame et Soun Banh faisaient partie des dix Coachs Agiles et Scrum Masters de Renault Digital présent‧e‧s lors du Hackathon de Led By Her. Leur rôle a été d’accompagner les dix équipes constituées autour des porteuses de projet pour permettre de tirer le meilleur de ces deux journées de travail collectif.

La mission des Coach Agile et Scrum Master : faciliter le travail d’équipe
Clémentine Vendrame est Coach Agile, et Soun Banh est Scrum Master en transition vers Coach Agile. La différence entre ces deux fonctions « agiles » est que le Scrum Master est complètement intégré à l’équipe au sein de laquelle il travaille, alors que le Coach Agile peut participer au lancement de l’équipe puis se retirer de ce groupe. Le rôle du Scrum Master est de guider l’équipe vers la recherche de performance, l’amélioration continue, et l’aider à lever les obstacles, tandis que le Coach Agile peut s’investir sur d’autres terrains comme la formation, le conseil ou le coaching d’exécutifs. Cependant, au sein du Hackathon Led By Her, Coachs Agiles et Scrum Masters ont le même rôle : ils et elles doivent faciliter le travail des porteuses de projet et de leur équipe. Clémentine a ainsi travaillé aux côtés de Sabine, dont le projet tourne autour du coaching sportif, et Soun a travaillé avec Elisabeth Furtenbach, créatrice de mode qui possède une boutique dans le 18ème arrondissement.
S’engager pour donner de son temps et partager ses compétences
Lorsque Mehdi Balza a soumis l’idée de participer au Hackathon, Clémentine et Soun ont tout de suite été convaincu‧e‧s. Fidèles aux pratiques agiles, tous deux placent l’humain au centre de leurs projets. Soun a commencé à travailler en tant que développeur dans des entreprises comme SFR ou Bouygues Télécom pour ensuite évoluer pleinement dans l’agilité chez Orange avant d’intégrer Renault Digital. Il y a trois ans, alors qu’il faisait un MBA à l’IAE de Paris, un de ses professeurs a présenté l’association Led By Her en proposant aux étudiant‧e‧s de s’y engager comme mentor. À ce moment-là, son emploi du temps ne lui permettait pas de faire du mentorat. Il a donc été ravi d’avoir une nouvelle opportunité de s’engager pour Led By Her grâce au Hackathon. Soun a l’habitude de coacher des équipes au sein d’entreprises, mais il sait aussi s’adapter dans le cadre de cet événement solidaire. À ses yeux, un des points forts du Hackathon a été la possibilité de redonner du sens à l’humain : « rencontrer des personnes différentes, découvrir la vie et le métier de quelqu’un d’autre ».

Soun Banh, Élisabeth et leur équipe

Un coaching fait dans un esprit de solidarité
En plus de son travail au sein de Renault Digital, Clémentine a fondé son entreprise, Aerial Coaching, au sein de laquelle elle propose des séances de hamac aérien et de yoga bien-être entre ciel et terre. Le hamac aérien permet une re-connexion à soi et à l’autre. Le bercement, la position tête en bas, et l’enveloppement du tissu renvoient à un état régressif et favorisent l’accès aux émotions. Le bien-être et l’accompagnement des individus sont au cœur de ses projets. Bien qu’elle travaille avec hommes et femmes, elle souligne l’importance d’une solidarité entre femmes, d’une sororité. « Toute seule cela peut être difficile de faire entendre sa voix, alors que grâce à la solidarité, on donne de l’écho, on est plus fortes. » Sa participation au Hackathon est donc dans la continuité de ses engagements. Clémentine a pu partager avec Sabine, la porteuse de projet, son expérience en tant que Coach Agile, en tant qu’entrepreneuse, ainsi que sa connaissance du domaine du coaching sportif. Coachs Agiles et Scrum Masters de Renault Digital ont donc apporté leurs compétences et leurs méthodes, et se sont aussi investi‧e‧s pleinement pour faire de ce Hackathon une véritable aventure humaine.

Par Ana-Clara Valla

Hackathon Led by HER : tant de projets et de passions…

Hackathon Led by HER : tant de projets et de passions…

Le hackathon Led By Her a permis de découvrir les beaux projets des 11 porteuses à l’occasion des pitchs devant le jury et les 80 participants de ces deux jours. Des projets qui leur ressemblent, dynamiques, engagés et passionnants. Voici la galérie des projets et des porteuses par Gaëlle Roudaut, envoyée spéciale de notre partenaire, le webzine Entrepreneuze.

Sabine, première porteuse de projet à pitcher, a travaillé enfermée dans une banque à La Défense après une enfance à Annecy les pieds dans la neige. Une rencontre avec Yacine, coach sportif formé à la PNL, va être déterminante : elle décide alors de reprendre le contrôle de sa vie, plus forte, plus sereine, et de se reconnecter à elle-même pour se lancer comme entrepreneuse il y a deux mois avec un programme de coaching sportif personnalisé intégrant la nutrition et la reconnexion à soi. Comptant déjà 5 clientes parmi les mamans des copains/copines de ses enfants, elle voit grand et nous interpelle : « Que le sport devienne votre ADN ! »

hackathon led by her

Suivent Luana et Sabine, deux porteuses de projet qui, au travers d’une expérience en hôtellerie, ont découvert les besoins intimes des couples. Elles ont imaginé un coffret romantique et raffiné qui pourra être vendu dans les hôtels de luxe aux clients qui en feront la demande : accessoires de plaisir, tenue affriolante et chic, produits bio… De quoi raviver l’éveil des sens, après le champagne, le spa et les chocolats !

Anne, la troisième porteuse de projet à pitcher, est une maman. Sa fille lui a récemment demandé pourquoi le ciel est bleu… Mais comment expliquer avec des mots simples et compréhensibles des concepts comme la lumière blanche ? Comment faire d’une question anodine un moment de partage avec son enfant ? Son idée : un site web mobile, savoirs-complices.com, pour permettre à tous les parents de répondre en toute simplicité et fiabilité aux questions de leurs enfants, avec un discours adapté à la tranche d’âge et des réponses validées par des experts. Des partenariats avec des musées et des organismes culturels permettront de financer le projet qui sera régulièrement testé auprès d’une communauté de parents.

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Joséphine est une jeune franco-guinéenne qui a créé sa marque de soins pour les cheveux grâce à son expérience familiale de création de produits naturels. Elle utilise notamment l’huile de jojoba et l’huile de baobab et a lancé la marque Mabi il y a un an, dont le packaging est recyclable à 100% grâce au partenariat avec un recycleur. Lors de son pitch, elle nous invite à choisir le logo de ses futurs produits qui seront mis sur le marché en septembre.

Naziha est la quatrième porteuse de projet à pitcher. Elle est née en Algérie et nous raconte qu’à une époque difficile de sa vie, elle et ses enfants exprimaient leurs émotions sur des post-it. Une expérience qui a inspiré son projet d’entreprise : développer l’intelligence émotionnelle par un geste quotidien, l’écriture. Et parce qu’il y a mille et une façons d’écrire, Naziha imagine de réunir émotions et calligraphie par le biais d’ateliers, destinés aux jeunes enfants de 6 à 8 ans comme aux femmes en difficulté : découvrir les formes, travailler les supports (feuilles, galets, légumes,…), les couleurs, et permettre à chacun d’extérioriser ses émotions !

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Mona a quant à elle une grande expérience dans la traduction. Un jour, au petit déjeuner, devant un paquet de madeleines, elle découvre la force du marketing émotionnel. Elle pense alors à Charlotte, sa cliente qui travaille dans un grand groupe et qui a besoin de trouver des plumes pour rédiger des accroches marketing qui parlent aux consommateurs dans leur langue et leur culture… C’est comme cela qu’elle fonde Transtelling il y a 9 mois. Elle s’entoure rapidement d’une équipe de rédacteurs bilingues et passionnés car la croissance est au rendez-vous. « Dans une société dominée par les robots, le consommateur a besoin de s’identifier, de rire, de trouver des références culturelles », explique-t-elle. Avec 25 clients dont MakeUpforever (du Groupe LVMH), elle travaille aujourd’hui avec 50 freelance traducteurs ou rédacteurs.

Nafi a fait des études d’architecte et s’est récemment posé une question : que deviennent les appartements quand les gens partent travailler ? Ils restent vides… C’est de là que vient son idée de créer un service de location d’appartement à la journée ou demi-journée, pour des professionnels en recherche de lieux ponctuels, qui apporterait des revenus supplémentaires aux propriétaires d’appartement. Check-in, Check-out, nettoyage, matériel, garantie du règlement de la location… Nafi a pensé à tout pour ce projet qui offrirait une expérience originale pour les événements professionnels.

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Elisabeth est une créatrice de vêtements d’origine autrichienne qui trouve son inspiration dans le folklore de son pays. Si elle a choisi de s’établir à Paris pour ouvrir sa boutique, c’est pour la culture de la mode, mais aussi pour les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité qui l’animent. D’ailleurs, aujourd’hui, elle s’entoure de créateurs qui exposent dans sa boutique et fait de l’intelligence collective une clé de son projet.

Nathalie vit à Pantin avec un petit bout de jardin : le fait de jardiner a été une thérapie dans son histoire et elle voit dans la verdure une vraie occasion de créer du lien social. Son idée : arpenter les rues de sa commune avec un triporteur pour vendre des plantes, fruits et légumes, dans une logique d’agriculture raisonnée, des produits qu’elle aura sélectionnés elle-même auprès de producteurs en circuit court et qu’elle aura bichonnés avant de les mettre en vente, en pots récupérés… Des ateliers auprès des enfants et des résidents en EHPAD, viennent compléter ce projet conçu en écosystème solidaire.

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Cristina, la dernière porteuse de projet à pitcher, est Italienne. En arrivant à Paris, elle s’est rendu compte que trouver un logement n’était pas chose facile. Elle a aussi constaté que de nombreux logements étaient occupés par des seniors, seuls et souvent fragilisés par leur solitude. Son concept : mettre en relation les étudiants étrangers qui souhaitent s’installer à Paris avec des seniors qui trouveront chez ces jeunes locataires une présence, un soutien financier (le loyer), et d’autres formes d’aide au quotidien (menus travaux, présence le soir, aide informatique…). Une cohabitation intergénérationnelle qui permettra de partager langue et culture et sans doute bien plus encore !

Le Hackathon vu&vécu par Gaelle, reporteur.e d’Entrepreneuze

Le Hackathon vu&vécu par Gaelle, reporteur.e d’Entrepreneuze

Le 17 et 18 avril 2019 Gaëlle ROUDAUT, envoyée très spéciale de notre partenaire le webmagazine Entrepreneuze a participé en full immersion à notre Hackathon. Elle nous livre ses souvenirs, ses découvertes, son ressenti. Résumé de deux jours trépidants où solidarité et bienveillance ont rimé avec bouillonnement et empowerment.

UN DÉBUT DE MATINÉE INSPIRANT…

C’est Chiara Condi elle-même qui est venue donner le top départ de cette 4e édition : « Au hackathon, les idées développent des pieds, commencent à marcher et à devenir une réalité.Pour toutes les porteuses de projet, les hackathons ont été un moment crucial, pour expérimenter, pour trouver le courage de se lancer grâce l’énergie collective, pour découvrir une nouvelle vision de leur projet, pour apprendre ! » Elle passe ensuite le micro à Florence Servan-Schreiber, auteure, hackathon led by herconférencière, mais également marraine de l’association, qui donne à l’assemblée les ingrédients nécessaires pour se connecter à sa « power patate » : elle nous rappelle notamment que ce n’est pas la réussite qui apporte le bonheur mais, au contraire, le bonheur qui attire la réussite. Formée en psychologie positive, elle nous explique que 50 % de notre capacité à être heureux dépend de la génétique, grâce à un chromosome responsable de la sécrétion de ces fameuses hormones du bonheur, la dopamine ou encore l’endorphine. Ensuite, notre sentiment de bonheur est soumis aux éléments extérieurs qui nous entourent, les relations avec les autres, le revenu, le temps, le soleil, la nature, le plaisir de faire ce que l’on aime… qui contribuent en réalité à 10 % de notre perception. Les 40 % restants, Florence Servan-Schreiber nous indique qu’ils sont conditionnés par l’interprétation de ce que nous vivons, et nous avons tendance à percevoir négativement les situations que nous traversons. Elle nous invite, en nous livrant quelques astuces faciles à mettre en oeuvre, à nous réapproprier les 40 % qui conditionnent notre bonheur… D’abord, en cessant de nous comparer : « Personne ne vous ressemble », déclare-t-elle. Les chercheurs en sciences humaines ont réussi à identifier 24 qualités universelles qui vont de l’honnêteté à la persévérance, en passant par le sens de la justice, l’humour, etc. A main levée, dans le public, nous constatons que nous sommes tous concernés par les unes ou les autres et ce qui compte, selon elle, c’est d’organiser notre travail, notre activité, autour de nos qualités premières : ainsi, elle épluche des carottes au milieu d’une matinée de rédaction pour se reconnecter à ses mains et à sa créativité ! « Il y a autant de façons d’arriver à destination que d’individus dans la pièce, nous sommes parfaitement singuliers, ajoute-t-elle.

Et la power patate ne se présente que quand nous faisons les choses à notre manière, sans regarder ce qui se passe à côté ! » Elle indique aussi que si nous ne pouvons contrôler ce que les gens disent de nous (et l’influence que cela a sur notre réussite), nous pouvons choisir de côtoyer des personnes qui nous voient plus grands. Elle surenchérit avec l’idée que l’intelligence du groupe est supérieure à celle de la plus intelligente des personnes qui le composent, un principe d’autant plus vrai que la proportion de femmes au sein de ce groupe est élevée ! Pour conclure, « ce qui compte est moins ce qui nous arrive que ce que nous faisons de ce qui nous arrive ! »

hackathon led by herPour continuer à nous inspirer, Philippe Korda monte sur scène. Président fondateur d’Énergie Jeunes, association reconnue d’utilité publique qui forme plus de cent mille enfants par an dans les quartiers difficiles à développer leur persévérance scolaire, il nous raconte l’expérience du psychologue américain Adam Grants qui s’appuie sur le témoignage d’un ancien élève pour motiver les salariés en charge de la collecte de fonds d’une grande université. Il rappelle également que dans l’envie d’entreprendre, on peut s’appuyer sur ses compétences, sur son argent, sur ses relations et que chacun peut apporter au monde avec ce qu’il a !

Enfin, avant de lancer le hackathon, une vidéo touchante compile les témoignages des porteuses de projet 2018, transformées après l’expérience Led By Her. Elles témoignent avec des mots remplis d’émotions. « La plus belle fleur peut pousser dans un compost », confie l’une d’entre elles qui a trouvé avec Led By Her « une bulle de bienveillance, un filet de sécurité et un nouveau souffle de vie ». Pour une autre, le hackathon a joué comme « un tremplin et [l’]a investie d’une nouvelle énergie qui propulse… » Voilà de quoi enthousiasmer les 11 porteuses de projet de l’édition 2019 ! D’autant plus que la particularité de la formule chez Led By Her, c’est qu’il n’y ait pas de compétition lors du hackathon : uniquement de l’émulation !

ET C’EST PARTI POUR LE TRAVAIL EN ÉQUIPE…

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Les participants au hackathon ont ensuite pu faire le tour de toutes les salles et découvrir chaque projet en échangeant quelques mots avec la créatrice avant de choisir leur équipe… Pas facile quand tous les sujets vous passionnent et que les personnes qui les portent en parlent toutes avec autant de ferveur! De mon côté, j’ai rejoint l’équipe d’Elisabeth, une créatrice de vêtements dont la boutique installée dans le 18e depuis 9 ans accueille également des créateurs de bijoux et d’accessoires, et qui cherche à retravailler sur l’image de son atelier.

Chaque équipe est composée de plusieurs participants volontaires et bénévoles. Certains sont des mentors engagés au sein de l’association : l’idée est que chacun apporte des compétences, de l’énergie, des idées, de l’expérience, de l’engagement, bref, vienne avec ce qu’il est, pour contribuer au projet. Les échanges sont facilités par un coach. hackathon led by herLes coachs, experts en méthodes agiles, viennent de chez Renault Digital, dont la responsable Marque Employeur et RSE, Corina Cimpeanu, a voulu mobiliser toute l’équipe dans l’aventure. Au menu des travaux, une première phase exploratoire pour échanger en profondeur avec la porteuse de projet sur son besoin et ce qu’elle attend du hackathon. L’occasion de reformuler le projet, de l’éclairer grâce aux questions de l’équipe, sous différents angles. Qu’il s’agisse de réaliser un véritable business plan, de réfléchir plus finement à la cible du produit, d’esquisser le concept d’une future campagne de communication ou de marketing, les besoins sont variés…

Dès l’après-midi, ce sont 6 experts qui viennent à la rencontre des équipes et des créatrices pour creuser une question particulière, apporter de nouveaux éclairages plus pointus, qu’il s’agisse de communication, de marketing, de propriété intellectuelle, de droit, de finance ou encore de commercial. A 19 h, le premier jour de hackathon s’achève sur des projets en friche, au milieu des post-it, des tableaux blancs remplis de schémas, de mots-clés et de bullet points… et chacun part se reposer pour une nuit bien méritée.

J2 : DERNIÈRE LIGNE DROITE…

Le lendemain matin, c’est dans la bonne humeur que Charlotte, office manager de l’espace, nous accueille avant de passer la parole à Melika Badreddine, coach et formatrice, qui a fondé son projet Meet Your Goal « à l’arrache, sans argent, sans concept, sans réseau » comme elle dit. Sa recette d’entrepreneuse à succès se compose de deux ingrédients majeurs : ses rencontres – et elle cite J.F. Kennedy : « L’art de la réussite consiste à savoir s’entourer des meilleurs.» – et sa capacité à continuer à apprendre de ses expériences, avec un soupçon d’audace aussi, qu’elle nous rappelle en citant cette fois Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait. »

hackathon led by herUne bonne devise pour les porteuses de projet qui doivent justement se tester dans l’exercice du pitch, avec l’aide de deux coachs spécialisés dans l’art oratoire. En petits groupes, avec deux personnes qu’elles choisissent dans leur équipe, elles se lancent dans un pitch blanc. Le débrief collectif du groupe et des coachs leur permet de prendre note de leurs forces et de leurs axes d’amélioration tant sur la posture, le ton, le débit, que sur le fond du pitch lui-même. Fortes de ces feed-back constructifs, elles ont pu retourner finaliser leur pitch en équipe.

 

ALORS ON DANSE…

Car il est bientôt temps pour les porteuses de projet de pitcher devant le jury et l’ensemble des équipes. Avant ce moment intense, place à une pause particulièrement ressourçante pour tous et toutes : Bolewa Sabourin, chorégraphe et danseur franco-congolais de 33 ans, à l’origine du projet «Re-Création » et de l’association Loba (en lingala, « exprime-toi »), porte un T-shirt « Girl Power » qui en dit long… Il raconte son histoire personnelle partagée entre le Congo, la France et la Martinique au gré de la vie amoureuse de son père danseur. Lui qui a pu trouver dans la danse le moyen d’exprimer ses douleurs et ses tensions, rencontre un gynécologue qui répare les femmes victimes de viol comme arme de guerre. Il décide de créer une association qui permette aux femmes, par des ateliers combinant danse et psychothérapie, de se reconstruire en travaillant sur leur confiance, leur posture, leur sourire, leur leadership… « Il s’agit de reprendre possession du corps pour reprendre possession de sa narration et de son esprit alors que, justement, la domination passe aussi par le corps pour dominer l’esprit ! » explique-t-il. Nous sommes tous émus par ce témoignage poignant, Bolewa enflamme alors le hackathon et invite tous les participants sur la piste de danse au rythme des djembés ! « C’est ça les entrepreneuses, conclut-il, elles leadent, et on suit ! Ne lâchez rien, n’ayez pas peur de ce que vous êtes ! »

Les porteuses de projet sont désormais fin prêtes à monter sur scène et présenter leur projet au jury et aux participants. Dix projets passionnants portés par des femmes enthousiastes, sûres d’elles, de talentueuses futures entrepreneuses ! Les pitchs s’enchaînent (voir l’encadré pour en savoir plus), et après un temps de délibération, c’est au tour du jury de s’exprimer : « Il y a une sorte de dynamisme de chacune, c’est un truc de dingue ! » commente Sabrina Gamba, fondatrice du projet Fab’Art et membre du jury. « Ce sont les personnalités qui se sont exprimées », ajoute Constance Wiblé, directrice de la Communication du Groupe Oui Care.

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Pour finir, après la traditionnelle photo des porteuses de projet, Florence Servan-Schreiber, marraine du hackathon, revient pour décerner des « power patates » : amour, créativité, soin, lien… à chacune une qualité, une force, une singularité qu’elles emmèneront dans leur future aventure entrepreneuriale !

 

 

 

CE QU’IL FAUT EN RETENIR…

Après une conclusion de la journée par celle sans qui ce hackathon n’aurait pas été possible, la dynamique Olirantosoa Balza-Rakotomalala, un cocktail a permis à tous et toutes de finir sur un nouveau moment de partage et de se féliciter du chemin parcouru pendant ces deux jours.

« C’était une très belle expérience, en tant que participante et coach, témoigne Heyfa. À plusieurs, les idées sont plus puissantes : on savait que nos compétences professionnelles allaient apporter quelque chose mais même si on n’amène pas une expertise précise, on contribue nécessairement à faire émerger les idées, à structurer, à rassembler… » hackathon led by herEt Ramona, participante dans l’équipe de Mona, d’ajouter : « Je me suis découverte une qualité de modérateur ! C’est win-win pour tout le monde : en tant qu’entrepreneuse, elle avance dans le projet et en tant que participante, je découvre de nouvelles skills, car ce ne sont pas des choses qu’on fait tous les jours ! » Morgane, également participante, insiste : « On a été là pour les aider à travailler aussi sur la confiance en soi, le lâcher-prise, même si, pour ma part, j’étais aussi stressée que ma porteuse de projet au moment des pitchs ! Ce sont non seulement des projets d’entreprise mais aussi des projets de vie qui viennent du cœur.» Elle ajoute : « Le hackathon, ce sont des rencontres insoupçonnées de personnes formidables. Toute l’équipe a été soudée, motivée, c’est une très belle expérience humaine. »

Du côté des porteuses de projet, le retour d’expérience est également unanime. Comme Elisabeth qui confie à son équipe : « Jamais je n’aurais imaginé tout ce que le groupe a fait pour moi et en plus, je ne pouvais pas m’échapper ! » Pour Cristina, le hackathon a été l’occasion de « [se] voir autrement ». Luana et Sabine témoignent de l’énergie de l’équipe qui les a portées et qui leur a permis de relever le défi de monter sur scène : « L’énergie de l’équipe est exceptionnelle, elle est positive. J’ai non seulement découvert le concept de l’intelligence collective, mais je l’ai vécue », s’exclame Luana. « On s’est rencontrés hier matin à 9 h et là, le lendemain à 17 h, ce sont des liens forts, une facilité de contact, des gens sur qui on peut compter ! »

En tant qu’entrepreneuse, ancienne porteuse de projet au hackathon 2018 et, cette année, membre du jury, Hawa Djire a une lecture toute personnelle de l’expérience, vue de l’autre côté : « L’an dernier, j’étais focalisée sur mon projet, mais cette année, j’ai vraiment vu la bienveillance s’exprimer au cours du hackathon ! Je suis fière de faire partie de Led By Her, et je remercie Chiara [Condi]. A titre personnel, je suis sur la voie de l’évolution, je monte l’escalier de l’entrepreneuriat… et jusqu’où ? s’amuse-t-elle. C’est flatteur d’être passée du côté du jury.»  Son conseil à ces entrepreneuses en devenir : « Les porteuses de projet viennent de franchir un grand pas : que demain, elles ne se retournent pas et qu’elles avancent : toute cette intelligence collective donne envie de se bouger, donc qu’elles ne baissent pas les bras ! Quand on aime son projet, on ne peut pas l’abandonner !!! » Un conseil qui peut s’appliquer à toutes les entrepreneu[z]es…

Entreprendre, la plus belle chose à faire dans sa vie professionnelle !

Entreprendre, la plus belle chose à faire dans sa vie professionnelle !

Philippe Korda est le fondateur de la compagnie Korda, et le co-fondateur de l’association Énergie Jeunes. Il est également auteur, conférencier et spécialiste des sciences du comportement. Le 17 avril dernier, il a inauguré le Hackathon de Led By Her avec un talk inspirant « Qu’est-ce qui nous pousse à entreprendre ? ».

La conjugaison de l’entrepreneuriat et de l’engagement social
Philippe Korda a fondé Korda & Company en 2003, une entreprise de conseil et de formation qui accompagne de grandes entreprises dans leurs transformations, et qui comprend un cabinet de consultants, une agence digitale et un studio de production de films. À côté de cette expérience entrepreneuriale, Philippe fonde l’association Énergie Jeunes en 2009, en s’appuyant sur les compétences présentes au sein de son entreprise, et en comptant sur l’aide d’importantes entreprises clientes de Korda & Company. L’association Énergie Jeunes intervient dans le domaine de l’éducation pour développer la persévérance scolaire, et former bénévolement 40 000 enfants tous les mois. Cet engagement va de soi pour cet entrepreneur qui a ouvert le Hackathon de Led By Her en rappelant que, ce qui pousse à entreprendre, au-delà de ses intérêts personnels, c’est la possibilité de « faire la différence » dans la journée des autres.

Dans les cercles d’entrepreneurs « il n’y avait que des hommes autour de la table »
À propos des femmes inspirantes, mises à l’honneur lors de ce Hackathon, Philippe évoque Marie Curie qu’il admire particulièrement car elle incarne la passion de la connaissance et démontre le fait que rien n’est impossible, en devenant la première femme à avoir eu un prix Nobel, et la seule personne à avoir deux prix Nobel dans deux disciplines différentes. Ainsi, il lui tient à cœur de contribuer aux actions permettant aux femmes d’avoir davantage confiance en leur capacité de réussir, et il a donc accepté avec plaisir de faire un talk pour inaugurer ce Hackathon. Pendant plusieurs années, Philippe a fait partie d’un cercle d’entrepreneurs et il était frappé par le fait qu’il n’y avait que des hommes autour de la table. Pour « l’autre moitié du monde » cela signifiait donc que leurs capacités de leadership et d’entrepreneuriat n’étaient pas suffisamment exploitées, d’où l’importance de participer à des événements collaboratifs pour booster les projets des femmes entrepreneuses.

Les multiples façons d’entreprendre

Fort de son expérience, Philippe soutient que la réussite entrepreneuriale réside en partie dans le choix de ses associé‧e‧s, et la complémentarité des personnes qui vont s’unir autour d’un projet. « Il faut bien choisir les personnes avec lesquelles on va construire des projets car c’est toujours une aventure humaine » nous dit-il. À ses yeux, l’entrepreneuriat ne se résume pas uniquement à la création d’une entreprise mais peut aussi concerner le fait de créer une ONG, de se mettre à son compte, d’entreprendre au sein d’une petite ou d’une grande entreprise. Avant même la création de Korda & Company, Philippe se sentait déjà entrepreneur car il avait l’occasion de créer des projets en tant que salarié. Quelle que soit la manière d’entreprendre, l’important est de le faire de façon proactive. Le cœur de l’entrepreneuriat se trouve donc dans le fait de se sentir maître de son destin, et dans ce double sentiment de responsabilité et de liberté.

Propos recueillis par Ana-Clara Valla

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