Monter Sa Boîte – Led By HER https://ledbyher.org Empowering women through entrepreneurship Fri, 10 Apr 2020 13:59:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.1 https://ledbyher.org/wp-content/uploads/2020/04/led-by-her-favicon-150x150.png Monter Sa Boîte – Led By HER https://ledbyher.org 32 32 195108584 L’accompagnement au cœur de l’entrepreneuriat https://ledbyher.org/2019/06/05/laccompagnement-au-coeur-de-lentrepreneuriat/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=laccompagnement-au-coeur-de-lentrepreneuriat https://ledbyher.org/2019/06/05/laccompagnement-au-coeur-de-lentrepreneuriat/#comments Wed, 05 Jun 2019 20:49:53 +0000 http://ledbyher.org/blog/?p=914 Durant la deuxième journée du Hackathon Led By Her, les porteuses de projet ont eu l’opportunité de préparer leur passage devant le jury avec des Coachs Pitchs. Sophie Courtin-Bernardo, co-fondatrice de L-Start, une structure qui accompagne les femmes entrepreneuses, et Stéphanie Trang en charge du pôle « AI for Health » au sein de Startup Inside faisaient...

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Durant la deuxième journée du Hackathon Led By Her, les porteuses de projet ont eu l’opportunité de préparer leur passage devant le jury avec des Coachs Pitchs. Sophie Courtin-Bernardo, co-fondatrice de L-Start, une structure qui accompagne les femmes entrepreneuses, et Stéphanie Trang en charge du pôle « AI for Health » au sein de Startup Inside faisaient partie des six Coachs Pitchs présent‧e‧s.

Palier à la solitude de l’entrepreneuriat
Sophie Courtin-Bernardo a travaillé pendant plus de dix ans dans l’accompagnement d’entreprises du milieu pharmaceutique dans différents endroits du monde. En 2011, elle rejoint un groupe de quatorze entrepreneurs et entrepreneuses pour créer un laboratoire pharmaceutique, puis elle se lance « en solo » deux ans plus tard pour monter un cabinet de conseil à Dubaï. Au cours de cette dernière aventure, elle est confrontée à l’isolement géographique et psychologique de l’entrepreneuriat. Elle rejoint alors un groupe Mastermind de 8 entrepreneuses et redécouvre la force de la communauté. C’est ainsi que germe l’idée de créer une plateforme pour accompagner les femmes entrepreneuses, qu’elle met en place en 2016 avec son associée. Depuis, L-start a accompagné plus de 400 femmes. Cet écosystème à 360° propose une plateforme en ligne d’outils validés et de formations pratiques ainsi qu’un accompagnement par des mentors et des expertes, pour monter en compétences et être à même de prendre les bonnes décisions pour son entreprise.

De nouvelles méthodologies de travail
Stéphanie Trang a eu de nombreuses expériences en tant que consultante dans de grandes entreprises et pour des startups, et a également fait l’expérience de l’entrepreneuriat en co-fondant des associations. Aujourd’hui, Stéphanie travaille au sein de Startup Inside, une entreprise qui accompagne aussi bien les grands groupes que les individus pour apprendre à travailler autrement en se formant aux méthodologies agiles. Startup Inside organise également de nombreux programmes tournés vers l’intelligence artificielle. Stéphanie est plus particulièrement en charge du pôle santé et traite des effets de l’intelligence artificielle sur la recherche, les diagnostiques, ou encore l’imagerie médicale. Elle est également experte depuis quelques années au sein de l’École du Pitch de Startup Inside et apprend à des groupes de personnes qui ne se connaissent pas à réaliser un pitch en quelques minutes.

Le coaching pour les pitchs
Dans le domaine du pitch, une partie de la méthodologie de Startup Inside s’appuie sur les neurosciences et les sciences cognitives. Stéphanie fait ainsi des coachings sur-mesure, qui s’adaptent au mieux à la personnalité de la personne coachée. Dans le cadre du Hackathon, elle donne aux porteuses de projet la possibilité d’avoir, en un temps court, un retour sur la manière dont elles s’expriment, les mots qu’elles utilisent, leur force de persuasion et leur assertivité. Pour Sophie, la participation au Hackathon s’inscrit en continuité avec l’engagement de L-start pour soutenir Led By Her. En effet, depuis deux ans et demi, L-start propose aux porteuses de projet de rejoindre leurs ateliers deux fois par mois. Avec huit années d’entrepreneuriat à son actif, Sophie est venue au Hackathon partager ce qu’elle a appris, mais aussi pour participer à cette dynamique d’intelligence collective qui lui tient particulièrement à cœur. Dans leur engagement pour accompagner les entrepreneurs‧euses, Sophie comme Stéphanie se retrouvent dans cette conception du coaching ayant une dimension liée au développement personnel, centré sur l’humain.
Par Ana-Clara Valla

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Coachs Agiles et Scrum Masters pour booster l’intelligence collective  https://ledbyher.org/2019/05/06/coachs-agiles-et-scrum-masters-pour-booster-lintelligence-collective/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=coachs-agiles-et-scrum-masters-pour-booster-lintelligence-collective Mon, 06 May 2019 17:31:35 +0000 http://ledbyher.org/blog/?p=832 Clémentine Vendrame et Soun Banh faisaient partie des dix Coachs Agiles et Scrum Masters de Renault Digital présent‧e‧s lors du Hackathon de Led By Her. Leur rôle a été d’accompagner les dix équipes constituées autour des porteuses de projet pour permettre de tirer le meilleur de ces deux journées de travail collectif. La mission des...

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Clémentine Vendrame et Soun Banh faisaient partie des dix Coachs Agiles et Scrum Masters de Renault Digital présent‧e‧s lors du Hackathon de Led By Her. Leur rôle a été d’accompagner les dix équipes constituées autour des porteuses de projet pour permettre de tirer le meilleur de ces deux journées de travail collectif.

La mission des Coach Agile et Scrum Master : faciliter le travail d’équipe
Clémentine Vendrame est Coach Agile, et Soun Banh est Scrum Master en transition vers Coach Agile. La différence entre ces deux fonctions « agiles » est que le Scrum Master est complètement intégré à l’équipe au sein de laquelle il travaille, alors que le Coach Agile peut participer au lancement de l’équipe puis se retirer de ce groupe. Le rôle du Scrum Master est de guider l’équipe vers la recherche de performance, l’amélioration continue, et l’aider à lever les obstacles, tandis que le Coach Agile peut s’investir sur d’autres terrains comme la formation, le conseil ou le coaching d’exécutifs. Cependant, au sein du Hackathon Led By Her, Coachs Agiles et Scrum Masters ont le même rôle : ils et elles doivent faciliter le travail des porteuses de projet et de leur équipe. Clémentine a ainsi travaillé aux côtés de Sabine, dont le projet tourne autour du coaching sportif, et Soun a travaillé avec Elisabeth Furtenbach, créatrice de mode qui possède une boutique dans le 18ème arrondissement.
S’engager pour donner de son temps et partager ses compétences
Lorsque Mehdi Balza a soumis l’idée de participer au Hackathon, Clémentine et Soun ont tout de suite été convaincu‧e‧s. Fidèles aux pratiques agiles, tous deux placent l’humain au centre de leurs projets. Soun a commencé à travailler en tant que développeur dans des entreprises comme SFR ou Bouygues Télécom pour ensuite évoluer pleinement dans l’agilité chez Orange avant d’intégrer Renault Digital. Il y a trois ans, alors qu’il faisait un MBA à l’IAE de Paris, un de ses professeurs a présenté l’association Led By Her en proposant aux étudiant‧e‧s de s’y engager comme mentor. À ce moment-là, son emploi du temps ne lui permettait pas de faire du mentorat. Il a donc été ravi d’avoir une nouvelle opportunité de s’engager pour Led By Her grâce au Hackathon. Soun a l’habitude de coacher des équipes au sein d’entreprises, mais il sait aussi s’adapter dans le cadre de cet événement solidaire. À ses yeux, un des points forts du Hackathon a été la possibilité de redonner du sens à l’humain : « rencontrer des personnes différentes, découvrir la vie et le métier de quelqu’un d’autre ».

Soun Banh, Élisabeth et leur équipe

Un coaching fait dans un esprit de solidarité
En plus de son travail au sein de Renault Digital, Clémentine a fondé son entreprise, Aerial Coaching, au sein de laquelle elle propose des séances de hamac aérien et de yoga bien-être entre ciel et terre. Le hamac aérien permet une re-connexion à soi et à l’autre. Le bercement, la position tête en bas, et l’enveloppement du tissu renvoient à un état régressif et favorisent l’accès aux émotions. Le bien-être et l’accompagnement des individus sont au cœur de ses projets. Bien qu’elle travaille avec hommes et femmes, elle souligne l’importance d’une solidarité entre femmes, d’une sororité. « Toute seule cela peut être difficile de faire entendre sa voix, alors que grâce à la solidarité, on donne de l’écho, on est plus fortes. » Sa participation au Hackathon est donc dans la continuité de ses engagements. Clémentine a pu partager avec Sabine, la porteuse de projet, son expérience en tant que Coach Agile, en tant qu’entrepreneuse, ainsi que sa connaissance du domaine du coaching sportif. Coachs Agiles et Scrum Masters de Renault Digital ont donc apporté leurs compétences et leurs méthodes, et se sont aussi investi‧e‧s pleinement pour faire de ce Hackathon une véritable aventure humaine.

Par Ana-Clara Valla

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Votre entreprise, un lieu de bonheur. Un article d’Entrepreneuze. https://ledbyher.org/2018/11/01/votre-entreprise-un-lieu-de-bonheur/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=votre-entreprise-un-lieu-de-bonheur Thu, 01 Nov 2018 17:48:18 +0000 http://ledbyher.org/blog/?p=691 Ce mois-ci notre partenaire, le Webzine Entrepreneuze nous parle du droit au bonheur au travail. Article de Violaine Berté. Droit et Bonheur en entreprise vous semblent être des notions antinomiques ? Détrompez-vous ! Aujourd’hui l’entreprise, en la personne de sa représentante légale, VOUS, est soumise à une véritable responsabilité dans le bien-être de ses collaborateurs. Voici comment cette responsabilité est...

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Ce mois-ci notre partenaire, le Webzine Entrepreneuze nous parle du droit au bonheur au travail. Article de Violaine Berté.

Droit et Bonheur en entreprise vous semblent être des notions antinomiques ? Détrompez-vous ! Aujourd’hui l’entreprise, en la personne de sa représentante légale, VOUS, est soumise à une véritable responsabilité dans le bien-être de ses collaborateurs. Voici comment cette responsabilité est inscrite dans la loi :

Article L 4121-1 du Code du Travail : « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé mentale des travailleurs. »

Et de nous préciser en quoi ces « mesures » consistent : « Des actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail, Des actions d’information et de formation, La mise en place d’organisation et de moyens adaptés. »

Et de rajouter… « L’employeur veille à l’adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l’amélioration des situations existantes. »

C’est donc à une responsabilité large, dans son application, que l’employeur fait face. Un véritable investissement qui pourra revêtir des formes multiples et variées : santé, sécurité, formation, organisation…

MAIS C’EST AUSSI, ET SURTOUT, UNE OBLIGATION !

bonheur en entreprise

Obligation récemment renforcée par une décision de la Chambre Sociale de la Cour de cassation, le 22 juin 2017. Décision qui nous dit en substance : vous devez TOUT mettre en œuvre pour protéger vos salariés ! Au-delà de l’obligation qui est faite à l’entreprise de réagir vigoureusement dans des situations de souffrance, ce que nous dit la loi aujourd’hui, c’est qu’il est indispensable de mettre en place un cadre propice à la prévention de toute dégradation des relations humaines au travail.

Alors, même s’il est vrai que l’on imagine mal une employeur se voir condamnée faute d’avoir rendu ses salariés « heureux », elle peut bel et bien l’être quand les conditions de travail rendent ses salariés malheureux… Rassurons tout de même les dirigeantes pleines de bonne volonté : répondre aux injonctions de la loi en permettant à ses salariés de se sentir bien dans leur travail tout en veillant à la performance de son entreprise sont des objectifs complémentaires, accessibles plus facilement qu’il n’y paraît ! On vous donne tout de suite deux idées pour y parvenir…

N°1 Mettre en place le Document Unique d’ Évaluation des Risques Professionnels

Ce « document », libre dans sa forme, est obligatoire depuis 2001 pour toute entreprise à partir du 1er salarié. On y répertorie tous les risques auxquels les collaborateurs sont confrontés dans leur quotidien de travail. Cela peut donc aller du risque chimique dû à la manipulation de produits toxiques, aux risques psychosociaux liés au surmenage ou à une mauvaise ambiance au travail. Faire ce travail ne demande pas obligatoirement de connaissances techniques particulières et peut ne prendre que quelques heures de travail en équipe. En revanche, il permet de créer un dialogue constructif autour du travail, de mettre le doigt sur des organisations inappropriées voir dangereuses, de créer de l’entraide et de l’intelligence collective, de faire évoluer les habitudes de travail pour les rendre plus efficientes et encore bien d’autres bénéfices…

N°2 Ne faites pas l’impasse sur l’entretien annuel et l’entretien professionnel

bonheur en entreprise

Au contraire, ces temps d’échange doivent être vécus comme des moments privilégiés pour se poser et donner de vrais feed-back sur le travail de vos collaborateurs (entretien annuel) et sur leurs perspectives d’évolution et leurs envies (entretien professionnel). Pour que ces moments soient constructifs et porteurs, évitez de les faire dans votre bureau, le salarié bien vissé sur le siège en face de vous ! Profitez-en plutôt pour aplanir la hiérarchie, parfois pesante dans ces moments, et faites les entretiens dans un endroit informel. Et tant qu’on y est, pourquoi ne pas demander à vos collaborateurs de vous donner également leur point de vue sur l’entreprise et son fonctionnement ?  Vous en retirerez certainement une mine d’informations intéressantes et donnerez l’occasion à vos collaborateurs de se sentir acteurs du projet commun.

Et du Droit au Bonheur au travail, il n’y a alors qu’un pas !

Retrouvez tous les articles de Enterepreneuze ici : https://entrepreneuze.com 

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Le bon réflexe : pensez à protéger vos signes distinctifs ! https://ledbyher.org/2018/10/01/le-bon-reflexe-pensez-a-proteger-vos-signes-distinctifs/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-bon-reflexe-pensez-a-proteger-vos-signes-distinctifs Mon, 01 Oct 2018 09:23:28 +0000 http://ledbyher.org/blog/?p=655 Enregistrer une marque à l’INPI : le choix essentiel des classes, la recherche d’antériorité pour éviter tout risque d’opposition La marque a pour fonction essentielle de distinguer des produits et services d’une entreprise de ceux provenant d’une autre. Vous pouvez constituer votre marque en utilisant tout signe, y compris les noms de personnes, les dessins, les...

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Enregistrer une marque à l’INPI : le choix essentiel des classes, la recherche d’antériorité pour éviter tout risque d’opposition

La marque a pour fonction essentielle de distinguer des produits et services d’une entreprise de ceux provenant d’une autre. Vous pouvez constituer votre marque en utilisant tout signe, y compris les noms de personnes, les dessins, les lettres, les chiffres, la forme du produit ou de son conditionnement. Concrètement, la marque peut être un mot, un nom, un slogan, un logo, un dessin etc., ou la combinaison de ces différents éléments. Par exemple, il possible de déposer une marque verbale tel que « Chat noir » avec un dessin de chat noir. Il s’agira alors d’une marque semi figurative (verbale + figurative).

Toutefois, pour qu’elle puisse être complètement efficace, elle doit être enregistrée. A ce titre, l’enregistrement national est la voie la plus commune (auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle « INPI » pour la France). Si votre activité ne s’arrête pas aux frontières de la France, il faut alors savoir que la protection reconnue au niveau national peut être prolongée au niveau international auprès de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) par l’enregistrement international ou auprès de l’Union Européenne (l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle) sur l’ensemble du territoire de l’Union européenne (28 États membres).

Vous pouvez déposer votre marque au nom du fondateur ou au nom de la société. Cela veut dire que vous pouvez déposer votre marque soit au nom de votre société, si vous en avez créée une, soit à votre propre nom.

La première question à se poser est celle relative au budget que vous envisagez de consacrer au dépôt de sa marque, lequel dépend pour l’essentiel de la couverture territoriale recherchée. Aux coûts inhérents aux procédures de dépôts dans différents pays s’ajoutent des coûts de recherches d’antériorités qui ne sont pas négligeables.

À titre d’exemple, les taxes de dépôt d’une marque en France pour une classe de produits ou services s’élèvent à 250 € (dépôt « papier ») ou 210 € (dépôt électronique). Par comparaison, la protection par la marque de l’Union européenne dans 28 États membres s’élève, dans les mêmes conditions, à 1.000 € (dépôt « papier ») ou 850 € (dépôt électronique). Si la voie internationale est choisie, le montant des taxes dépend des pays désignés, selon qu’ils sont membres de l’Arrangement et/ou du Protocole de Madrid. Les taxes exigées lors d’un enregistrement international sont toujours moins élevées que les taxes exigées lors d’un dépôt national.

Les étapes essentielles vers l’enregistrement d’une marque sont les suivantes.

  • Le choix des produits et services protégés par la marque.

Le signe choisi doit en soi être apte à distinguer des produits et services de votre entreprise de ceux ayant une autre origine. La marque est un signe associé à une liste de produits et services. Afin d’établir cette liste, vous devez réfléchir à votre domaine d’activité actuel et quels sont les développements prévisibles ou souhaités de son commerce. Pour vous faciliter la tâche, il suffit de consulter la liste des classes publiée en ligne par l’INPI. Pour chaque classe, des produits et/ou des services sont identifiés. Le jeu consiste donc à identifier les classes qui concernent les produits / services que vous entendez protéger par le dépôt de votre marque. Il est inutile de procéder à des dépôts pour une multitude de produits ou services pour lesquels vous n’avez pas d’intérêt immédiat ou prévisible. D’une part, le coût des dépôts dépend du nombre de classes de produits ou services désignés. D’autre part, sachez que les marques sont soumises à une obligation d’usage, de sorte qu’à l’expiration d’un délai de cinq ans, une marque inexploitée pour certains produits ou services peut être révoquée en partie. Enfin, un dépôt débordant de manière excessive de votre domaine d’activité vous expose au risque inutile d’actions de titulaires de droits antérieurs opérant dans des domaines très distincts !

  • La recherche d’antériorités

Il est fortement recommandé de procéder à une recherche d’antériorités. Cette recherche permet de déterminer, bien qu’avec une marge d’incertitudes, le risque futur que vous ne vous exposiez à une opposition (à savoir une action administrative formée devant l’office des marques considéré) ou à une action en contrefaçon de la part de tiers titulaires de droits antérieurs.

Ces recherches d’antériorités devraient être effectuées dans chacun des territoires où la marque est destinée à être déposée et pour chaque classe de produits et services pour lesquels le dépôt est projeté. Ces recherches sont effectuées dans le registre des marques des pays considérés (https://www.inpi.fr/fr/comprendre-la-propriete-intellectuelle/la-marque/la-recherche-de-disponibilite  et https://www.tmdn.org/network/ ). Ces recherches peuvent être complétées par des recherches au sein du Registre du Commerce et des Sociétés de ces pays, étant entendu que les dénominations sociales et noms commerciaux peuvent sous certaines conditions constituer des droits antérieurs opposables à une marque postérieure.

Vu la complexité d’une recherche d’antériorité, il est fortement conseillé de faire recours à un conseil spécialisé, tel qu’un avocat ou un conseil en propriété industrielle. Certes, cela représente un coût mais il s’agit d’un réel investissement. Cela vous permettra d’éviter tout risque de conflits avec d’autres marques déjà déposées et donc éviter des frais de justice qui peuvent être bien plus élevés.

  • La procédure d’enregistrement

Si vous n’êtes pas certain que vous allez utiliser votre marque en dehors du territoire français, il vaut mieux commencer par un simple dépôt en France. Les avantages d’un premier dépôt national auprès de l’INPI peuvent être résumés comme suit :

  • l’investissement (210 ou 250 € pour trois classes de produits et services, selon que le dépôt a été effectué en ligne ou « sur papier », puis 42 € pour chaque classe de produits ou services supplémentaire) est limité ;  
  • la procédure d’enregistrement est rapide (en moyenne cinq mois à compter du dépôt s’il n’y a pas d’opposition, douze mois dans le cas contraire) ;  
  • l’examen des conditions de protection par l’INPI est plus souple que l’examen effectué à l’international ;  
  • le dépôt français sert de « test » de validité et de disponibilité pour une protection internationale : si l’INPI refuse la marque au motif que les conditions de protection ne sont pas remplies ou s’il existe une marque antérieure opposée à l’enregistrement de la vôtre, ce n’est pas la peine d’envisager un dépôt communautaire ou international !

La publication de la demande de marque intervient dans un délai de six semaines au Bulletin des marques. L’INPI procède ensuite à l’examen des formalités (classification etc.) et de la validité de la marque. En cas de refus préliminaire par l’examinateur, le déposant peut déposer des observations et, le cas échéant, tenter de surmonter un motif absolu de refus par la preuve de l’acquisition du caractère distinctif par l’usage. Parallèlement à l’examen par l’INPI, la publication de la demande de marque ouvre une période de deux mois pendant laquelle la marque peut faire l’objet d’une opposition.  L’opposition est une procédure qui permet au propriétaire d’une marque antérieure de s’opposer à l’enregistrement de la demande de marque, s’il estime que celle-ci porte atteinte à ses droits. C’est le cas lorsque, du fait de l’identité et/ou similitude des signes et des produits ou services, il existe un risque de confusion dans l’esprit du public quant à l’origine commerciale des marques. Une procédure d’opposition peut se révéler très coûteuse… d’où l’intérêt d’effectuer une recherche d’antériorité en amont !

Propos de Sarah Giammatteo @LedByHER

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« Créer une entreprise : les conseils avant de vous lancer ! » https://ledbyher.org/2018/06/29/creer-une-entreprise-les-conseils-avant-de-vous-lancer/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=creer-une-entreprise-les-conseils-avant-de-vous-lancer Fri, 29 Jun 2018 13:48:51 +0000 http://ledbyher.org/blog/?p=455 Pas facile de donner des conseils à de futurs entrepreneurs car chacun est différent et chaque projet est différent.Toutefois, il y a des bonnes pratiques qu’il est toujours utile de rappeler ! Nathalie Carré, enseignante au sein du programme Led By HER liée à l’entrepreneuriat et chargée d’animation et du développement des 600 conseillers Entreprendre...

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Pas facile de donner des conseils à de futurs entrepreneurs car chacun est différent et chaque projet est différent.Toutefois, il y a des bonnes pratiques qu’il est toujours utile de rappeler !
Nathalie Carré, enseignante au sein du programme Led By HER liée à l’entrepreneuriat et chargée d’animation et du développement des 600 conseillers Entreprendre & Transmettre répartis dans l’ensemble des Chambres de commerce et d’industrie de France, vous livre ses recommendations pour entreprendre en toute sérénité.  

1 – Comprenez où vous vous aventurez !

C’est quoi créer une entreprise ? Quelles en sont les implications personnelles, financières, professionnelles ? Comment il faut faire ? Avec qui ? Combien ça coûte ?…

Bref, un premier conseil : lisez quelques généralités sur le sujet pour comprendre sur quel bateau vous montez !

2 – Validez que vous êtes prêt !

Est-ce le bon moment ? Êtes-vous prêt à vivre et à piloter dans l’incertitude ? Ce projet entrepreneurial est-il plus désirable qu’un poste salarié ? Vos proches vous soutiennent-ils ? … Vous allez changer de vie, vérifiez que vous soyez réellement déterminé à vous lancer maintenant !

3 – Ne restez pas seul

Entourez-vous d’associés, de partenaires, de proches, de conseils… bref, de personnes qui seront vos alliées de confiance sur lesquelles vous pouvez vous appuyez, vous pouvez échanger et prendre du recul. Soyez toutefois vigilant au fait qu’ils partagent la même vision que vous de votre entreprise ! Histoire que tout le monde aille dans le même sens !

Concentrez-vous sur vos talents et identifiez vos besoins de talents complémentaires pour les associer à votre projet.

Ce conseil est le plus important, toutes les personnes qui participeront à ce projet (financeurs, partenaires, collaborateurs, conseils…) vous suivront vous plus que le projet !

4 – Observez et trouvez la bonne idée !

La « bonne idée », c’est l’idée qui vous plaît, qui vous fait plaisir, celle qui correspond à vos valeurs, vos envies, votre personnalité, vos rêves d’enfants… mais pas forcément à vos compétences actuelles (car vous pourrez acquérir de nouvelles compétences, apprendre un nouveau métier…).
Mais c’est aussi (mais pas « surtout » !), l’idée qui répond à un besoin des clients (non, on ne crée pas le besoin, on crée de nouvelles façons de le satisfaire !) ou qui règle l’un de leur problème ou qui leur procure du plaisir ! Les clients n’achètent pas votre solution, ils achètent ce qui leur rend service !

Donc, observez-vous, observez vos proches, vos relations professionnelles, qu’est-ce qui pourrait leur être utile ?

Observez le contexte, les tendances, qu’est-ce qui intéresse les individus ou les entreprises actuellement ?
Et l’innovation dans tout ça ? L’innovation n’est pas nécessairement technologique, vous pouvez juste innover sur le service. Par exemple, vous êtes coiffeur, vous pouvez ouvrir à 7h30 certains jours (si le quartier s’y prête) ou ouvrir le dimanche ou avoir des jeux pour que les parents célibataires puissent venir tranquillement avec leurs enfants ou permettre de réserver son rendez-vous en ligne ou… libérez votre créativité !

5 – Posez des hypothèses, testez, ajustez !

Il n’y a pas de bon ou de mauvais projet, il n’y a pas de bon ou de mauvais business model, il y a juste des projets inadaptés au contexte.

Donc, en fonction de votre observation du contexte, des tendances, vous avez un projet qui se dessine. Vous devez alors fixer

  • Une mission (la raison d’être de l’entreprise, son ADN)
  • un cap (votre entreprise dans 3 – 5 ans),
  • le business model associé
  • et les processus pour atteindre ce cap.

Ensuite, vous testez ces hypothèses auprès des clients, des partenaires, des distributeurs… vous les chiffrez et, en fonction des retours (trop cher, pas assez efficace, trop long…), vous « pivotez » : vous ajustez vos hypothèses.
La 1ère hypothèse à tester, c’est votre business model. Le test se fait en interrogeant ses clients et ses concurrents (c’est l’étude de marché).
Les autres hypothèses à tester sont vos stratégies opérationnelles (communication, distribution…) qu’il faut tester pour valider leur possibilité de financement et leur efficacité. Ce sont vos processus qui vous permettront d’atteindre le cap. C’est l’exécution, ce qui fait planter tant d’entreprises… D’où l’importance de l’équipe car ce sont les Hommes qui agissent…

Retenez bien ce conseil : faites attention à l’exécution : le plan d’actions pour réussir !

6 – Réfléchissez un peu et agissez beaucoup !

Il est possible de passer 6 mois devant son ordinateur à peaufiner son projet entrepreneurial mais… ça ne sert à rien !

Allez à l’essentiel de façon intellectuelle : une équipe, une offre qui répond aux retours des clients, des processus pour agir, un financement adapté… et, pour cela, il vous faut quelques semaines (tout dépend de la complexité du projet).

Puis passez au concret : vendez ! Allez voir les clients, discutez avec eux, écoutez leurs retours, co-construisez avec eux et ajustez !

7 – Soyez agile mais pas chaotique !

Être agile veut dire : je sais où je vais (le cap), je sais pourquoi (la mission), je sais comment (l’exécution) mais, en fonction de mon avancée et donc des informations que je collecte et de mes observations, je suis capable de modifier un ou plusieurs de ces aspects.

Être agile veut également dire d’apprendre de ses erreurs.

Donc, structurez votre projet, consignez tout cela sous forme de plan d’actions (ça s’appelle un « business plan ») et agissez !

8 – Parlez de votre projet

En parlant de votre projet à un maximum de personnes, vous trouverez probablement quelqu’un qui connaîtra un contact qui pourra vous aider sur le sujet A ou B, une autre personne qui pourra vous aider directement sur le sujet C, une autre  personne qui sera intéressée pour mettre quelques euros dans l’affaire… Bref, en parlant de votre projet, vous n’aurez que de bonnes surprises !

Et si vous avez des retours négatifs sur votre projet, c’est une donnée fondamentale à traiter : pourquoi ne sont-ils pas convaincus ? Quels sont les problèmes identifiés ? Comment faire évoluer le projet ?

9 – Restez à l’écoute

Restez en veille. Inscrivez-vous à des newsletters, allez dans des salons, allez dans des clubs d’entrepreneurs… Faites en sorte d’anticiper les évolutions du marché, technologiques ou réglementaires pour adapter votre business.

La pérennité de votre entreprise viendra de votre capacité à négocier les virages : nouvelle réglementation, nouveau concurrent, nouvelle technologie, évolution du comportement des consommateurs… autant d’éléments qui peuvent être une contrainte ou une opportunité pour votre business.

10 – Ne faites pas de sacrifices insensés !

Ne lancez pas votre entreprise si, dans les 2-3 ans, vous ne pouvez pas vous rémunérer en fonction de vos besoins personnels. Votre activité doit payer votre rémunération et les investissements nécessaires. Cela signifie vendre au bon prix, à un nombre suffisant de clients, avec des dépenses maîtrisées et avoir un financement adapté.

Il en est de même pour vous et vos proches : gardez du temps pour vous (le foot du vendredi soir, l’apéro du samedi soir, la danse du mercredi midi…) et pour vous proches car ce sont vos plus grands soutiens. Prenez également du temps pour leur expliquer ce que vous faites, pour les rassurer tout en étant honnête s’il y a des difficultés…

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POUR DÉMARRER VOTRE BOITE, PASSEZ DU TEMPS SUR CE QUI EST UTILE ! https://ledbyher.org/2018/05/26/pour-demarrer-votre-boite-passez-du-temps-sur-ce-qui-est-utile/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=pour-demarrer-votre-boite-passez-du-temps-sur-ce-qui-est-utile Sat, 26 May 2018 09:57:29 +0000 http://ledbyher.org/blog/?p=424 Jean-Baptiste QUEROMES, entrepreneur et mentor Led By HER, pointe du doigt l’importance de répondre aux vraies questions fondamentales sur votre projet avant de vous lancer. Et pour les autres questions, utilisez Internet. Contrairement à ce que je pensais en lançant ma société en 2014, le plus dur n’a pas été la complexité administrative, le choix...

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Jean-Baptiste QUEROMES, entrepreneur et mentor Led By HER, pointe du doigt l’importance de répondre aux vraies questions fondamentales sur votre projet avant de vous lancer. Et pour les autres questions, utilisez Internet.

Contrairement à ce que je pensais en lançant ma société en 2014, le plus dur n’a pas été la complexité administrative, le choix du statut juridique de ma boite, la construction du business model, ou encore le financement initial.

Non, au démarrage de ma boite, le plus dur ça a été de me confronter aux premiers clients, de quitter mon confort de consultant, métier que j’avais exercé pendant 10 ans, de me poser honnêtement les bonnes questions sur ce qui me motive, et de me jeter dans l’inconnu pour franchir la porte de mes premiers prospects, la gorge sèche et les mains moites. J’avais pourtant beaucoup lu sur les bonnes pratiques dans l’entrepreneuriat, les choses à faire et à ne pas faire quand on monte une start-up, les détails importants à ne pas oublier, mais personne ne pouvait me préparer à répondre moi-même aux seules questions qui comptent : qu’ai-je envie de faire ? Qu’est-ce qui m’anime ? Ma proposition de valeur intéresse-t-elle vraiment mes clients ?

Je n’ai pas beaucoup de leçons à donner vu mon parcours entrepreneurial, mais si je peux donner un seul conseil dans cet article, ce sera le suivant : Dans tout votre parcours entrepreneurial, il y a les questions auxquelles des milliers de personnes ont déjà répondu avant vous, et celles auxquelles seul vous pouvez répondre. Je vous recommande de dépenser le moins d’énergie possible sur les premières, et de vous concentrer sur les secondes.

Par exemple, un des premiers problèmes auxquels sont confrontés les entrepreneurs est la forme juridique que doit prendre l’entreprise. Un conseil simple : ne réfléchissez pas trop ! Que risquez-vous à ne pas perdre votre temps et votre argent sur ces premiers statuts ? Pas grand chose tant que votre boîte ne vaut pas des millions, et quand ce sera le cas, vous pourrez toujours vous payer un avocat qui vous refera tous les statuts que vous voulez 🙂

En revanche, il n’existe pas d’outil pratique pour vous aider à répondre aux vraies questions fondamentales avant de vous lancer : en voici quelques unes :

  • Qu’est-ce qui m’éclate vraiment dans l’idée de monter une boite?
  • Quelles sont mes valeurs ?
  • A quel moment pourrais-je me dire « j’ai réussi » ?
  • Au contraire, quelle est la limite à partir de laquelle je dois abandonner le projet (durée, trésorerie, motivation, croissance, etc…) ?
  • Quelle est ma proposition de valeur ?
  • Que pensent mes premiers clients de cette proposition ?
  • Seraient-ils prêts à payer pour ça ?
  • etc…

Ces questions font partie du socle informel sur lequel vous montez votre projet. Y répondre est très important, et vous êtes les seuls à pouvoir le faire (avec vos futurs clients). C’est donc sur ce type de questions que je vous recommande de passer du temps au début.

Pour beaucoup d’autres sujets habituels que les entrepreneurs ont à traiter, le reste, une bonne recherche sur Internet vous fournira souvent des outils qui vous feront économiser du temps. En voici quelques autres qui pourront vous aider :

En règle générale, je conseillerais de se méfier des sites et des articles rédigés par des gens « qui ne l’ont jamais fait ». Le web regorge de gens prêts à tout pour attirer les apprentis entrepreneurs sur leur site, et leur faire perdre leur temps (voire leur argent) avec des conseils de bon sens sans valeur ajoutée.

Et merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout, c’était la première fois que je faisais ça 🙂

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Quelle forme juridique donner à son entreprise ? https://ledbyher.org/2018/04/30/quelle-forme-juridique-donner-a-son-entreprise/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=quelle-forme-juridique-donner-a-son-entreprise Mon, 30 Apr 2018 14:01:27 +0000 http://ledbyher.org/blog/?p=331 Après avoir trouvé « l’Idée » et avoir construit son business plan, toute « entrepreneuse » à succès ne doit pas oublier une autre étape essentielle dans le lancement de son projet : le choix du bon statut juridique à donner à son entreprise. SAS, SARL, auto entrepreneur…comment se retrouver dans l’univers des sociétés lorsqu’on est néophyte ? Comme toujours dans...

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Après avoir trouvé « l’Idée » et avoir construit son business plan, toute « entrepreneuse » à succès ne doit pas oublier une autre étape essentielle dans le lancement de son projet : le choix du bon statut juridique à donner à son entreprise.

SAS, SARL, auto entrepreneur…comment se retrouver dans l’univers des sociétés lorsqu’on est néophyte ?

Comme toujours dans la vie… Il faut se poser les bonnes questions 😉. De la façon dont on veut développer l’entreprise dépendront ses statuts et la forme juridique qu’elle pourra prendre.

La classique société anonyme (SA) nécessite la présence de plusieurs associés et est extrêmement encadrée, donc peu adaptée à la création et à ceux qui veulent se lancer tous seuls.

D’après les statistiques, la plupart des entreprises qui se créent sont unipersonnelles, et c’est bien à partir du statut du dirigeant de l’entreprise qu’il faut monter son projet.

Enfin, s’il faut peser attentivement le pour et le contre de chacun de ces différents statuts, il y a un autre aspect qu’il faut absolument passer à la loupe avant de se lancer : le régime matrimonial. Pour ceux qui n’ont pas encore fait de contrat de séparation de biens, il vaut mieux passer chez le notaire pour éviter qu’un divorce douloureux ne vienne paralyser le capital de l’entreprise.

Alors, posons-nous les bonnes questions !

  • Je démarre et ne sais pas trop ce que je vais devenir ? La réponse est Autoentrepreneur, EI, EIRL

Si vous démarrez votre entreprise, si la clientèle n’est pas encore constituée, le statut d’autoentrepreneur présente un gros avantage : tant qu’il n’y a pas de chiffre d’affaires, il n’y a aucun prélèvement. Il s’agit du statut le plus intéressant et utile en période de « crash test ». Ce statut impliquait de ne pas dépasser le seuil de 82 200 euros de chiffre d’affaires annuel pour les activités de vente de marchandises, et celui de 32 900 euros pour les prestations de services ou les professions libérales.

Depuis le 1er janvier 2018, ces plafonds ont été doublés. Désormais,

Pour les régime micro-BNC :

  • 70 000 € de recettes HT pour les prestations intellectuelles (activités libérales, non commerciales)

Pour le régime micro-BIC :

  • 170 000 € HT pour une activité commerciale
  • 170 000 € HT pour une activité d’hébergement (hors location de meublé)
  • 70 000 € HT pour des prestations de services (y compris location de meublé)
  • 70 000 € HT pour un artisan en auto-entreprise

Au-delà de ces plafonds, vous ne pourriez plus bénéficier de ce statut. Il s’agira alors d’une entreprise individuelle classique, c’est-à-dire qu’elle devra être soumise à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.

Attention, tant le statut d’autoentrepreneur que celui d’entreprise individuelle classique ne créent pas de patrimoine distinct entre la personne et son activité. C’est le patrimoine personnel de l’entrepreneur qui sert de gage aux créanciers.

Une solution pour s’en prémunir : se rendre chez un notaire pour effectuer une déclaration d’insaisissabilité, qui protège tout l’immobilier non professionnel des saisies. Toutefois, elle n’est opposable qu’aux créanciers avec lesquels on a contracté après l’avoir signée. Autant, donc, la réaliser le plus tôt possible. Autre solution : opter pour le statut de l’EIRL (entrepreneur individuel à responsabilité limitée), qui permettra de spécifier quels sont les biens affectés à l’activité professionnelle.

  • Je démarre (seul ou à plusieurs) et veux prendre des risques ? La réponse est SARL ou EURL

Si vous créez une SARL (société à responsabilité limitée) ou une EURL (sa version unipersonnelle), vous allez alors donner naissance à une personne morale juridiquement distincte et qui aura un patrimoine distinct. Surtout, donner naissance à une personne morale distincte permet de ne pas lier l’activité exclusivement à son ou ses créateurs. Vous pourrez donc céder cette activité ou la donner en gérance.

Le capital est composé de parts sociales qui ne peuvent être vendues qu’avec l’accord des autres associés, s’ils existent. La répartition des pouvoirs est simple : les droits de vote d’un associé sont exactement proportionnels à la part qu’il détient dans le capital.

Le gérant, s’il détient plus de 50 % des parts, est TNS, travailleur non salarié. Si vous souhaitez gagner de l’argent et que vous acceptez de renoncer au bénéfice du statut de salarié, ce statut vous conviendra.

En effet, les cotisations sociales du TNS sont plus légères que celles d’un gérant salarié (son salaire brut va coûter à l’entreprise environ 140 % de son salaire net). En revanche, dès que le bénéfice de l’entreprise dépasse 38 120 euros, les dividendes sont aussi soumis à cotisations sociales (seulement à 15 % de prélèvements en deçà de ce seuil).

  • Je démarre (seul ou à plusieurs) et ne veux pas prendre des risques ? La réponse est SAS ou SASU

La SAS (société par actions simplifiée) ou sa version unipersonnelle, la SASU, sont très en vogue chez les start-uppers.

Leur point fort ? Il n’est pas obligatoire d’aligner la répartition des pouvoirs sur la répartition du capital. Il est donc possible de distribuer des actions à des salariés, par exemple, ce qui peut être un moyen de retenir des talents alors que vous ne pouvez pas payer des salaires du marché.

La souplesse est aussi formelle : pas besoin de convocation d’Assemblée Générale, pas de capital minimum etc.

Le revers de cette souplesse, c’est que les actions d’une SAS peuvent être cédées sans l’accord des autres associés. Pour encadrer les mouvements dans le capital, il faudra prévoir un pacte d’actionnaires.

Ici, le gérant est travailleur salarié, mais il ne cotise pas à l’assurance-chômage. Son salaire « superbrut » (charges patronales et salariales incluses) coûte à l’entreprise environ 175 % du montant de son salaire net mais les dividendes sont peu taxés. Le gérant est donc plus protégé et s’assure ainsi une retraite.

***

Bien souvent, le conseil juridique n’entre pas dans le business plan, il est vécu comme un coût superflu. On ne compte plus les oublis de cession de droits d’auteur sur les logos, les conditions générales de vente mal rédigées… Plus grave encore, beaucoup d’entrepreneurs pressés de lever des fonds signent des pactes d’actionnaires qui ne leur sont pas du tout favorables. L’autre erreur consiste à ne pas envisager dès le départ la sortie d’un associé, en cas de divergences importantes.

Pour conclure, prendre le temps de se poser les bonnes questions « juridiques » vous permettra de gagner de l’argent. Prenez donc le temps !

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Recette pour une startup bien notée : petits secrets à partager https://ledbyher.org/2017/01/25/recette-pour-une-startup-bien-notee-petits-secrets-partager/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=recette-pour-une-startup-bien-notee-petits-secrets-partager Wed, 25 Jan 2017 12:50:08 +0000 http://ledbyher.org/blog/?p=92 Depuis plusieurs années maintenant, les startups françaises ne cessent de se structurer et de donner à notre économie des signes positifs de croissance. Ainsi sont conclus des partenariats commerciaux avec de grandes entreprises, à l’image de Smart Pixels qui équipe de bouteilles intelligentes et animées le flagship de Moët Hennessy à l’aéroport Charles de Gaulle....

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Depuis plusieurs années maintenant, les startups françaises ne cessent de se structurer et de donner à notre économie des signes positifs de croissance. Ainsi sont conclus des partenariats commerciaux avec de grandes entreprises, à l’image de Smart Pixels qui équipe de bouteilles intelligentes et animées le flagship de Moët Hennessy à l’aéroport Charles de Gaulle.

De même, on dénombre un certain nombre de levées de fonds prometteuses, comme l’ont montré les sociétés logicielles Saagie, avec 4,2 M€ levés en novembre 2016, et OpenDataSoft, forte de 5 M€ levés en octobre 2016.

Dans ce contexte, on entend parler de « pépites », et certains osent même utiliser le terme de « licornes», charmant petit animal (très) rare et mystérieux.

Mais que cherche-t-on réellement lorsque l’on scrute la potentielle réussite d’une startup ? De quels ingrédients a-t-on besoin pour réussir la recette miracle détenant les facteurs clefs de succès d’une jeune société ?

Tout trépidants que nous sommes du lancement de la nouvelle saison de Top Chef, nous filerons dans cet article la métaphore culinaire, pour le plus grand plaisir de nos papilles entrepreneuriales.

Ingrédients

Prenez des fondateurs complémentaires, et dont les compétences sont en adéquation avec les étapes clefs du projet considéré.

S’il sont déjà bien entourés par un réseau qualifié et en lien avec les problématiques centrales du marché attaqué, c’est encore mieux ! Préférez-les bons commerciaux, mais ne préjugez en aucun cas de leur juniorité : comme souvent dans la vie, ni la taille ni l’âge ne comptent et, en cuisine, ce n’est pas toujours dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs soupes. Cela étant dit, choisissez-les avec une forte capacité de remise en question, gage d’une base solide sur laquelle construire intelligemment le reste du gâteau.

Ajoutez-y un projet pensé avec soin, tant dans la prise en compte de sa complexité que dans la capacité à financer son développement à court et moyen terme.

En outre, n’oubliez pas de valider si les fruits utilisés sont suffisamment mûrs pour vous : si certains les aiment croquants, d’autres les préfèrent bien à point, presque un peu passés. C’est pourquoi il conviendra que vous évaluiez précisément le stade d’avancement technique et commercial de la startup à cuisiner. Ne vous trompez pas non plus sur la traction déjà réalisée : une fois que c’est cuit, c’est cuit ! Finalisez avec une pointe d’ambitions internationales, et le tour est presque joué.

Terminez par un marché en croissance, ou en tout cas suffisamment mature pour accueillir le produit ou le service proposé par votre startup.

Favorisez les paysages concurrentiels déjà prometteurs, mais de préférence sans leader puissamment établi, ce qui pourrait vous valoir bien des déconvenues par la suite : à côté d’un Savane des familles, il est possible que votre cake se sente un peu à l’étroit sur une table déjà bien fournie en sucreries de toutes sortes.

Temps de préparation

Ici les avis divergent, et les bonnes notes ne reviennent pas forcément à ceux qui passent le plus de temps au four.

On valorisera en effet les startups dont la rapidité d’exécution est exemplaire, et on ne pénalisera pas pour autant les projets dont la complexité de déploiement implique une durée plus longue de mise sur le marché.

Tout est question de mesure et de précaution dans l’appréciation des entreprises considérées : on ne pas appliquer la même recette à tous les cas, de même que nous vous conseillons fortement de ne pas cuire de la même façon un fondant au chocolat Picard et une tourte aux pommes faite maison.

Par ailleurs, ce temps de préparation est à mettre en lien avec les barrières à l’entrée érigées par la startup. Des années de R&D seront en effet souvent nécessaires pour mettre en place une barrière à l’entrée technologique solide, de même que des mois et des mois de prospection assidue feront parfois la différence dans la constitution d’une barrière commerciale difficilement ébranlable par un nouvel entrant.

Conseils de dégustation

Seul ou à plusieurs, entre amis ou avec des collègues, la startup bien notée se savoure à toutes les occasions. Mais au fond, qu’est ce qu’être bien noté en tant qu’entrepreneur ?

C’est avant tout bénéficier d’une analyse réalisée de façon objective par un tiers professionnel et indépendant, avec un processus de notation qui représente en lui-même une opportunité à saisir et à exploiter, à l’image des retours parfois très directs mais constructifs du fameux Philippe Etchebest.

En effet, confiant dans la qualité de l’analyse qui lui a été retournée, l’entrepreneur dispose d’une vision d’ensemble sur son projet, et c’est fort d’ingrédients bien maîtrisés qu’il peut affronter ses investisseurs ou ses futurs partenaires commerciaux.

La note, relative à un secteur d’activité et à un stade de maturité technico-commercial, peut certes se trouver en-dessous ou au-dessus d’une moyenne globale, mais elle ne devient source d’excellence que dans la mesure où la startup sait en faire bonne usage auprès de tiers.

Enfin, n’oublions pas que l’appétit vient en mangeant (et en regardant Top Chef), donc travaillons, finançons et aidons les startups à grandir : c’est sans doute aussi par là que nous re-trouverons la recette de la croissance.

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